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Manifestation à Montréal contre la position du Canada à Durban

Des manifestants à Montréal, samedi

Des manifestants à Montréal, samedi

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une dizaine de groupes écologistes québécois ont manifesté samedi à Montréal pour dénoncer la position du Canada à la conférence de Durban sur les changements climatiques.

Le rassemblement « Kyoto pour l'espoir » s'oppose à l'abandon du protocole international ou à toute réduction des engagements du Canada dans la lutte en cours et à venir contre le réchauffement planétaire.

« Le gouvernement canadien renie nos obligations envers Kyoto, il permet aux grands pollueurs d'augmenter leurs émissions et laisse entendre qu'il pourrait se retirer », dénonçaient par voie de communiqué jeudi les écologistes, qui ciblent notamment l'industrie gazière et pétrolière.

Avec la Russie et le Japon, le Canada est l'un des trois pays qui rejettent l'accord de Kyoto qu'il a pourtant ratifié.

Pour le ministre canadien de l'Environnement, « la solution ne réside pas dans l'accord de Kyoto », a-t-il fait valoir jeudi à la conférence de l'ONU sur le climat qui se tient en Afrique du Sud.

Peter Kent a plutôt défendu l'adoption d'un accord dissocié de Kyoto pour 2015.

La position du Canada est qu'un accord qui ne serait pas contraignant pour des pays émergents comme la Chine et l'Inde, à l'instar de l'accord de Kyoto, ne serait pas équitable.

Un manifestant à Durban porte un masque géant du premier ministre canadien Stephen Harper, le 5 décembreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un manifestant à Durban porte un masque géant du premier ministre canadien Stephen Harper, le 5 décembre

Photo : AFP / ALEXANDER JOE

Les groupes écologistes à l'origine de la contestation dénoncent la « mauvaise foi » du gouvernement.

« Ce gouvernement ne respecte ni la loi, ni la science, ni ses obligations environnementales, ni même ses propres paroles ou le pragmatisme le plus élémentaire. On est rendu dans le domaine de la plus pure mauvaise foi. C'est la démocratie même qui est en jeu » a déclaré André Belisle, président de l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA), dans le communiqué.

« Des accords internationaux qu'on a signés, il y en a treize à la douzaine qu'on n'a pas respectés. Donc, ce que j'aimerais voir de la part des conservateurs, s'ils disent "on ne veut pas respecter le protocole", au moins montrez-nous un plan qui va faire la démonstration que vous avez vraiment l'intention de faire diminuer nos émissions de gaz à effet de serre » affirme l'écologiste Daniel Breton.

Le député libéral de Saint-Laurent-Cartierville, Stéphane Dion, qui a négocié l'accord de Kyoto au nom du Canada, s'attend à peu du gouvernement conservateur dans ce dossier.

« Kyoto est dans le coma et risque de mourir. Mais le gouvernement canadien n'a pas de crédibilité parce que lui même fait si peu sur le plan domestique. Quand vous faites peu chez vous, vous êtes mal placé pour dire aux autres d'en faire plus et de les pousser dans le dos ».

L'AQPLA et ses partenaires, dont Greenpeace Québec, la Fondation David Suzuki et Maître chez nous - 21e siècle avaient appelé la population à manifester sur la place du Canada à partir de 13 h 30.

Pendant ce temps, après 12 jours de tractations, les 190 pays réunis à Durban auraient trouvé un terrain d'entente sur la réduction des gaz à effet de serre.

Le sommet devait prendre fin samedi, mais il a été prolongé à la demande d'une coalition d'États insulaires, de pays en développement et de l'Union européenne opposés au projet d'accord non contraignant soutenu par États-Unis, la Chine et l'Inde.

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