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Des matelas anti-insectes il y a 77 000 ans

Le site de Sibudu

Le site de Sibudu

Radio-Canada

Des hommes préhistoriques fabriquaient des matelas à l'aide de plantes pour éloigner les insectes il y a 77 000 ans.

C'est dans un abri sous roche du site archéologique de Sibudu, en Afrique du Sud, que la Pre Lyn Wadley et ses collègues archéologues de l'Université du Witwatersrand ont mis au jour la plus ancienne trace connue de litière végétale et d'utilisation de plantes médicinales.

Sibudu CyperusAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un fragment végétal fossilisé tiré d’un matelas construit il y a 73 000 ans.

Photo : Université du Witwatersrand

Ces litières fossilisées se composent d'une couche de tiges de joncs et de carex (une plante de la même famille), recouverte d'une très mince couche de feuilles de l'arbuste Cryptocarya woodii. Ce sont ses feuilles qui contiennent des produits chimiques aux vertus insecticides et larvicides et qui, une fois écrasées, ont la propriété de repousser les moustiques.

Selon les archéologues, le choix de ces feuilles en particulier laisse penser que les premiers occupants de Sibudu connaissaient les vertus médicinales de certaines plantes.

J'irai jusqu'à dire qu'il s'agit du tout premier système de soins d'hygiène et de santé.

Pre Lyn Wadley

Des ossements d'animaux et des outils retrouvés mêlés aux joncs et aux feuillages démontrent par ailleurs que ces couvertures végétales servaient aussi de lieu de vie, de repas et de travail. Ils étaient ainsi hors de portée des moustiques, mais aussi des parasites.

Les chercheurs ont aussi établi que les litières étaient régulièrement brûlées par leurs occupants, ce qui prouve une volonté d'assainir le site entre deux périodes d'occupation.

Le saviez-vous?

Le site de Sibudu, fouillé depuis 1998, était déjà connu pour sa richesse. Des archéologues avaient mis au jour des coquillages perforés, probablement utilisés pour la confection de bijoux, mais aussi des pointes d'os taillées pour la chasse, ainsi que des collets et des pièges. On produisait également sur place de la colle permettant d'emmancher les outils.

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