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Personnes handicapées : la STM accusée de discrimination systémique

Des personnes en fauteuil roulant sensibilisent le voyageurs aux problèmes d'accessibilité.
Deux membres du RAPLIQ posent devant des escaliers dans une station de métro. Photo: RAPLIQ

Onze personnes handicapées ont porté plainte pour discrimination systémique à la Commission des droits de la personne contre la Société de transport de Montréal. Les plaignants affirment être privés d'un plein accès aux autobus et au métro dans la métropole.

Par ce geste, le Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ) accuse la STM de contrevenir à la Charte des droits et libertés qui prévoit notamment un accès pour tous au moyen de transport et qui interdit toute forme de discrimination, notamment sur la base d'un handicap.

Dans leur plainte, les membres du RAPLIQ déplorent que seulement sept stations du métro de Montréal sur 68 soient équipées d'ascenseurs ou prévoient un accès pour les personnes handicapées.

Le RAPLIQ déplore également que seul le tiers des autobus à plancher bas soient fonctionnels à Montréal. Selon l'organisme, le reste des autobus à plancher bas ne fonctionnent pas ou présentent des problèmes.

En ce qui a trait au transport adapté, les délais d'attente demeurent longs, les retards sont fréquents et le système de réservation est difficile, ajoute le RAPLIQ.

Ce manque d'accès aux transports en commun représente non seulement une discrimination pour les personnes handicapées, mais également un risque pour leur sécurité, ajoute les plaignants.

Les autobus à plancher bas, on peut parfois y accéder, mais quand vient le temps de descendre de l'autobus, bien on ne peut plus, car la rampe d'accès n'est plus fonctionnelle. Il y a quand même une dénivellation de 15 à 20 centimètres, et ça représente un danger.

Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec

À la Commission des droits de la personne, on estime que ces plaintes déposées jeudi matin semblent recevables et que le dossier sera étudié. Le processus de plainte prévoit d'abord une séance de médiation avec la STM.

Si aucun règlement ne survient, la cause peut ensuite être portée devant le Tribunal des droits de la personne qui pourrait ordonner des modifications aux installations de la STM ou encore accorder des dommages et intérêts aux plaignants. Chacun des 11 plaignants réclame 20 000 $ dans le cadre de cette démarche.

Le RAPLIQ n'est pas le seul organisme à se plaindre du manque d'accessibilité.

Le 3 décembre dernier, la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) a interpellé le ministère des Services sociaux pour dénoncer une détérioration des services offerts aux personnes handicapées.

Grand Montréal

Droits et libertés