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«Le Canada s'est enrichi en nous empoisonnant de CO2» - John Preston

Peter Kent

Le ministre de l'Environnent Peter Kent à Durban, le 6 décembre 2011

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Schalk van Zuydam

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Canada s'est fait vertement critiquer à la Conférence de Durban, jeudi, par un ancien vice-premier ministre britannique sur son attitude envers l'élaboration d'une suite à l'accord de Kyoto, tandis que le ministre canadien de l'Environnement a réclamé de son côté l'adoption d'un accord dissocié de Kyoto pour 2015.

« Le Canada et les États-Unis, deux pays qui ont construit leur grande richesse en nous empoisonnant de gaz carbonique, veulent maintenant tenter d'empêcher les pays pauvres de se développer en ne s'engageant pas dans une deuxième phase de Kyoto », s'est vivement indigné le travailliste britannique John Preston.

C'est scandaleux!

Une citation de :John Preston

Avec la Russie et le Japon, le Canada est l'un des trois pays qui rejettent l'accord de Kyoto qu'il a pourtant ratifié. Pour le ministre de l'Environnement, Peter Kent, « la solution ne réside pas dans l'accord de Kyoto ».

La position du Canada est qu'un accord qui ne serait pas contraignant pour des pays émergents comme la Chine et l'Inde, à l'instar de l'accord de Kyoto, ne serait pas équitable.

Le ministre canadien de l'Environnement a cependant défendu jeudi, à la surprise générale, la création d'un nouvel accord qui pourrait entrer en vigueur d'ici 2015.

Le temps presse pour limiter le réchauffement à 2 degrés Celsius. Dans l'Arctique canadien, c'est déjà dépassé. Nous devons vraiment trouver une façon de réduire les émissions des grandes économies émergentes.

Une citation de :Peter Kent

Devant les reporters présents pour la Conférence de l'ONU sur le climat, Peter Kent a rejeté la feuille de route de l'Union européenne qui prévoit une pause de trois ans dans les négociations, le temps que les Nations unies fassent les bilans des différents pays en matière de réduction des gaz à effet de serre, suivie de la signature d'un traité en 2015 qui entrerait en vigueur seulement en 2020.

« Ce que nous voulons, c'est un signal comme quoi toutes les parties sont prêtes à travailler vers une nouvelle politique de lutte contre les changements climatiques bien avant 2020 », a indiqué le ministre canadien, cité par The Globe and Mail. « Nous avons en tête 2015 ».

Le temps presse pour limiter le réchauffement à 2 degrés Celsius. Dans l'Arctique canadien, c'est déjà dépassé. Nous devons vraiment trouver une façon de réduire les émissions des grandes économies émergentes.

Les États-Unis, eux, se sont dits prêts à appuyer la feuille de route de l'Union européenne, tandis que la Chine s'est montrée favorable à l'adoption de nouvelles cibles à l'intérieur des paramètres du protocole de Kyoto.

Vers l'adoption d'un fonds vert

La Conférence de l'ONU sur le climat se termine vendredi, et jusqu'à maintenant, seule une proposition visant à préciser les modalités d'utilisation d'un fonds vert pour aider les pays en développement est en voie d'être adoptée.

« Le fonds devrait être opérationnel d'ici la fin de semaine », estimait mercredi soir le premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, ajoutant que « cela ne sert à rien d'avoir un fonds s'il n'est pas alimenté ».

Lors des précédentes conférences sur le climat, les pays riches se sont engagés à « mobiliser ensemble 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 » pour financer ce fonds.

« Nous sommes entrés dans une période d'incertitude économique, une ère d'austérité fiscale. Mais je ne pourrais jamais trop souligner à quel point il est crucial que les pays développés tiennent leurs engagements », a souligné de son côté le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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