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Le plan d'aménagement de la grande région de Montréal est adopté

Étalement urbain
Radio-Canada

Les élus des municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal ont adopté jeudi une version amendée du Plan métropolitain d'aménagement et de développement.

Cette version finale du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) doit encadrer le développement urbain de 82 municipalités de la grande région de Montréal pour les 20 prochaines années.

La version du plan adoptée jeudi par les membres du conseil de la CMM a été amendée à la suite d'une série de consultations publiques menées cet automne dans 11 villes de l'île de Montréal, Laval et de la couronne.

Plus de 340 mémoires ont été soumis aux commissaires lors de cette vaste tournée de consultations.

En dépit de l'opposition de plusieurs maires à ce plan, notamment sur la Rive-Nord, tous les membres du conseil de la CMM ont finalement approuvé le PMAD, à l'exception du maire de Vaudreuil-Soulanges, Guy Pilon, qui est le seul élu à s'être prononcé contre la version finale du PMAD.

Le maire Pilon affirme que la vision de la CMM de sa région est plus chaotique que cohérente, car elle nuit à son développement économique. La région de Vaudreuil anticipe en effet une importante croissance démographique avec la construction prochaine d'un hôpital régional et le parachèvement de l'autoroute 30.

La Rive-Nord emboite le pas

Jean-Marc Robitaille, maire de TerrebonneJean-Marc Robitaille, maire de Terrebonne

De son côté, le maire Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, qui s'exprimait au nom des maires de la Rive-Nord, a expliqué que les villes dissidentes ont finalement opté pour une approche intégrée dans ce dossier plutôt que de faire bande à part.


« Je pense que l'exercice en lui-même a permis à l'ensemble des composantes de la CMM de pouvoir s'asseoir, de se parler, de mieux se connaître et finalement de dire : “Oui, on est capable de travailler ensemble” », a expliqué Jean-Marc Robitaille.

Ça [les discussions sur le PMAD] nous a mis en confiance, ça nous a rassurés sur certains éléments. Sur d'autres éléments, nous ne sommes pas nécessairement rassurés, mais le temps et le travail vont nous permettre d'avancer dans la bonne direction.

Jean-Marc Robitaille, maire de Terrebonne

Densité résidentielle et dézonage au coeur des débats

Le PMAD ne faisait en effet pas l'unanimité, notamment sur la Rive-Nord, où les élus s'élevaient contre les critères de densité résidentielle prévus dans le PMAD ainsi que le gel du dézonage des terres agricoles à des fins de développement sur le territoire de la CMM. L'idée du gel a finalement été laissée de côté.

Le PMAD vise également à augmenter la densité du développement résidentiel autour des gares et des transports en commun dans les banlieues.

À la recherche de nouvelles sources de financement

Leur plan d'aménagement et de développement étant adopté, les membres de la CMM devront maintenant mettre au point un mode de financement adéquat pour réaliser les objectifs du PMAD.

Dans un rapport déposé en novembre, la commission d'aménagement de la CMM réclamait une révision de la fiscalité municipale et la recherche de nouvelles sources de revenus.

Les idées proposées pour augmenter les revenus des villes vont de la tarification de services au versement d'une partie de la taxe provinciale de vente aux municipalités ou encore d'une taxe sur l'essence et de péages routiers.

Dans son rapport, la commission demandait aussi au gouvernement du Québec d'investir dans la réfection du réseau routier et dans le développement du transport en commun dans la grande région de Montréal.

Pour être adopté, le PMAD devait être approuvé par une majorité constituée d'au moins les deux tiers des membres du conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal.

La Communauté métropolitaine de Montréal regroupe 82 municipalités de la grande région de Montréal.