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Les dirigeants européens se penchent sur l'avenir de l'Union

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel à l'ouverture des discussions à Bruxelles, jeudi
Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel à l'ouverture des discussions à Bruxelles, jeudi Photo: La Presse canadienne / AP Photo/Bundesregierung, Guido Bergmann, Pool
Radio-Canada

Le sommet de deux jours réunissant les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne s'est ouvert jeudi soir à Bruxelles, les discussions portant sur l'avenir de la zone euro et la définition de nouveaux traités sous le regard des marchés financiers. Avant cette rencontre, la Banque centrale européenne a abaissé pour une deuxième fois en deux mois son taux directeur.

L'instauration d'une discipline budgétaire plus rigoureuse est à l'ordre du jour pour tenter d'enrayer la contagion de la crise de la dette. Paris et Berlin veulent également des changements rapides aux traités européens pour notamment sanctionner les pays dont le déficit budgétaire dépasse 3 % de son PIB.

Selon un projet de conclusions du sommet obtenu par l'agence Reuters, les dirigeants sont déterminés à avancer vers un nouveau « pacte budgétaire » et à renforcer les capacités d'intervention du futur mécanisme de soutien à l'euro.

Les chefs d'État et de gouvernement se disent par ailleurs déterminés à préserver l'intégralité de l'Union européenne ainsi que la cohérence entre la zone euro et les pays qui n'utilisent pas la monnaie unique.

Selon le texte, le contrôle des budgets nationaux deviendrait plus strict, les sanctions seraient automatiques, sauf si elles sont rejetées par une majorité qualifiée d'États, et la possibilité d'aller à terme vers des émissions de dette communes au sein de la zone euro doit être étudiée.

Toutefois, l'Allemagne rejetterait plusieurs mesures du projet de conclusions, notamment concernant le mécanisme de soutien à l'euro et la création d'euro-obligations, a déclaré jeudi un haut responsable allemand à Reuters.

Même si elles demeurent dans l'attente des conclusions du sommet, qui seront connues vendredi, les bourses européennes ont terminé en baisse jeudi. La Bourse de Paris a reculé de 2,53 %, la Bourse de Francfort a perdu 2,01 % et la Bourse de Londres affiche un recul de 1,14 %.

La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé d'un quart de point son taux directeur principal, à 1 %. Cette décision était largement attendue par les marchés dans une Europe où les plans d'austérité érodent la faible croissance économique. Toutefois, le président de la BCE, Mario Draghi, a une nouvelle fois exclu la possibilité d'intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains États.

Le sommet est le 16e depuis le début de la crise de la dette en zone euro, fin 2009.

Par ailleurs, un haut responsable de la zone euro a déclaré que les pays se seraient entendus pour prêter 150 milliards d'euros au Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de prêts bilatéraux émis par ses banques centrales. L'institution aurait ainsi plus de liquidités pour renflouer des pays de la zone euro en difficulté.

Lors d'une conférence de presse impromptue à la Maison-Blanche jeudi, le président américain Barack Obama a appelé l'Union européenne à rassembler sa « volonté politique » face à la crise de la dette, se disant une nouvelle fois « très inquiet » de ses conséquences. Il a souligné toutefois que les Européens « reconnaissent désormais qu'il est urgent de faire quelque chose d'important et d'audacieux » dans ce dossier.

L'Europe va résister, selon S&P

Cameraman et logo de S&P(archives) Photo : AFP / Éric Piermont

Après avoir menacé lundi d'abaisser la note de 15 pays de la zone euro, l'agence de notation Standard and Poor's a précisé jeudi que l'éclatement de la zone euro n'est « pas du tout » un scénario qu'elle considère. L'agence table plutôt sur deux options pour l'Europe :

  • un rebond après une récession technique;
  • une récession plus sévère.

Standard and Poor's évalue que son premier scénario est plus probable. L'agence a par ailleurs prévenu qu'elle place sous surveillance les notes de crédit des 27 pays de l'Union européenne et qu'elle pourrait abaisser les notes de plusieurs grandes banques.

Avec les informations de Agence France-Presse, Le Monde, Reuters, et Le Figaro

Économie