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Danger le long des bandes

Alexei Emelin

Alexei Emelin est brutal avec Derek Dorsett.

Photo : AFP / Richard Wolowicz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

BROSSARD - Le Canadien l'a attendu pendant sept longues années, mais la patience de l'équipe finit par rapporter.

Un texte de Guillaume Lefrançois (Nouvelle fenêtre)

À chaque coup d'épaule qu'il sert, Alexei Emelin gagne de plus en plus de partisans. Et ça se sentait dans le vestiaire du Canadien, mercredi, après l'entraînement.

« Je l'adore, a lancé P.K. Subban. J'essaie de lui apprendre à sourire quand il écrase des joueurs... Le reste de la ligue va le détester bientôt! »

Au coeur d'une séquence de cinq défaites en six matchs, les joueurs du Tricolore trouvent bien peu de raisons de sourire. Mais depuis un mois, Emelin est l'une d'elles.

Débarqué de Russie l'été dernier, l'ancien choix de 3e tour du Canadien en 2004 a connu une entrée en matière difficile dans la Ligue nationale. Après avoir disputé six des sept premiers matchs du CH, il a été laissé de côté lors des six suivants.

Emelin n'a pas raté un seul match depuis celui du 14 novembre contre les Sabres de Buffalo. Chaque soir, il se permet d'écraser ici et là un joueur dans la baie vitrée ou en plein milieu de la patinoire, comme il l'a fait contre Antoine Vermette mardi. On a entendu l'orgueil de Saint-Agapit expirer jusque dans les hauteurs du Centre Bell...

Ce coup à l'endroit de Vermette était une des neuf mises en échec d'Emelin mardi. Le numéro 74 occupe le 4e rang chez les défenseurs de la Ligue nationale à ce chapitre avec 75, même s'il n'a joué que 20 matchs.

« C'est une question de synchronisme, a estimé un autre arrière, Hal Gill. Il s'adapte très vite. Son jeu de pieds et la rapidité avec laquelle il ferme les ouvertures et frappe sont remarquables. Plusieurs joueurs vont perdre l'équilibre après avoir donné une mise en échec. Mais il est très stable sur ses pieds quand il frappe. »

Une comparaison avec un autre défenseur autrefois reconnu pour sa robustesse, Darius Kasparaitis, a même été évoquée auprès de Jacques Martin.

« Il (Emelin) est peut-être plus talentueux, a jugé l'entraîneur-chef du Canadien. Alexei a une bonne vision du jeu, il peut faire de bonnes passes et soutenir l'attaque. C'est encourageant de voir la progression de lui et de Raphael Diaz cette saison. »

En plus d'être aussi robuste, Emelin réussit également à éviter les charges de ses adversaires.

« Un défenseur est souvent appelé à se tourner pour aller chercher la rondelle et se place en position d'être frappé. Emelin est costaud, il a une bonne anticipation, ce qui l'aide à éviter certaines mises en échec », croit Martin.

Transition en cours

Alexei Emelin et Benoit PouliotAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alexei Emelin et Benoit Pouliot

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Après quatre saisons à défendre les couleurs de l'AK Bars Kazan, dans la KHL, Emelin vivra évidemment un long processus d'adaptation. Les petites patinoires nord-américaines sont bien différentes des grandes surfaces sur lesquelles il jouait en Europe.

« Ce n'est pas facile pour un joueur limité au niveau de la langue, qui s'adapte à la taille de la patinoire, à la vitesse du jeu et au manque d'espace et de temps. L'échec avant est plus important ici. Ça fait une transition difficile, mais j'aime beaucoup son progrès. Il a trouvé une bonne chimie avec Diaz », a mentionné Martin.

Les lecteurs les plus attentifs auront remarqué que cet article sur Emelin ne compte toujours pas de citation d'Emelin lui-même. Et au risque de les décevoir, il n'y en aura pas.

« Ça va très bien, son anglais s'améliore, assure toutefois Subban. Il n'est pas le premier joueur à arriver de Russie, et à force d'être dans le vestiaire, ça aide. »

Emelin ne se dit toujours pas prêt à accorder d'entrevues en anglais, preuve que son adaptation à la culture nord-américaine est loin d'être terminée. Il a poliment refusé les demandes mercredi. Et on doute fortement des talents de traducteur du toujours loquace Andrei Kostitsyn...

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