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Diplomatie rose à la Maison-Blanche

Photo prise lors d'une manifestation en faveur de l'abolition du tabou gai dans l'armée, en 2009.

Photo prise lors d'une manifestation en faveur de l'abolition du tabou gai dans l'armée, en 2009.

Photo : AFP / Maria Belen Perez Gabilondo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La promotion et la défense des droits des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels seront désormais au coeur de la diplomatie américaine, ont annoncé mardi le président Barack Obama et la secrétaire d'État, Hillary Clinton.

M. Obama a écrit aux membres de son Cabinet mardi pour les enjoindre à s'assurer que la diplomatie américaine et l'aide financière internationale adoptent ces objectifs. Les membres de son exécutif doivent lui faire part de leurs actions en ce sens d'ici six mois.

Le président américain demande spécifiquement aux départements d'État et de la Sécurité intérieure de porter une attention particulière aux demandes d'asile formulées par des personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle.

Il n'est cependant pas question de couper les liens avec des pays qui briment les droits des minorités sexuelles ou de les priver d'une aide internationale.

« Je suis très inquiet des violences visant les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels et les transsexuels dans le monde. »

— Une citation de  Barack Obama

Certains pays réputés pour maltraiter les minorités sexuelles, comme l'Iran et le Zimbabwe, entretiennent déjà de très mauvaises relations avec les États-Unis. D'autres, comme l'Arabie saoudite, sont cependant des alliés stratégiques importants pour Washington.

À Genève, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a profité d'un discours devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour marquer le coup.

Elle a annoncé la création d'un fonds mondial pour l'égalité doté de 3 millions de dollars, destiné à « soutenir le travail des organisations de la société civile » qui défendent les intérêts des gais, lesbiennes, bisexuels et transsexuels dans leur pays.

« C'est une violation des droits de l'homme quand des gens sont battus ou tués en raison de leur orientation sexuelle, ou parce qu'ils ne se conforment pas aux normes culturelles imposant ce à quoi les hommes et les femmes doivent ressembler ou comment ils doivent se comporter », a affirmé Mme Clinton.

« Être gai n'est pas une invention des pays occidentaux. C'est une réalité de l'humanité. Et protéger les droits de l'homme de tous les gens, gais et hétérosexuels, n'est pas le seul fait des gouvernements occidentaux. »

— Une citation de  Hillary Clinton

Les États-Unis ne vont cependant pas aussi loin dans leur démarche que le Royaume-Uni, qui a menacé fin octobre d'exclure des programmes britanniques d'aide les pays « qui ne respectent pas les droits de l'homme », en évoquant notamment « le traitement réservé aux homosexuels ».

Depuis le début de sa présidence, Barack Obama a adopté différentes mesures en faveur des droits des homosexuels, un électorat traditionnellement acquis aux démocrates. Il a notamment fait adopter une loi abolissant le tabou homosexuel dans l'armée américaine.

Le président ne s'est cependant toujours pas prononcé en faveur du mariage gai, se contentant d'indiquer que sa position sur la question est « en train d'évoluer ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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