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Nouvelles allégations de harcèlement sexuel au sein de la GRC en C.-B.

Le nouveau commissaire de la GRC, Bob Paulson, et le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, lors de l'annonce de sa nomination, à Ottawa.

Le nouveau commissaire de la GRC, Bob Paulson, et le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, lors de l'annonce de sa nomination, à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nouvelles allégations de harcèlement sexuel au sein de la GRC en C.-B. ont été mises à jour par deux agentes de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique.

La policière Janet Marlo aurait entre autres été l'objet de harcèlement de la part de son superviseur. Des jouets sexuels auraient aussi été laissés sur son bureau.

Elle affirme avoir écrit en septembre 2007 au Commissaire de la GRC de l'époque, William Elliott, au sujet du harcèlement sexuel dont elle était victime.

La policière Marlo a obtenu une réponse à sa plainte deux ans plus tard dans une lettre écrite par le sous-commissaire adjoint qui lui affirmait que la GRC ne prenait pas ses accusations à la légère et se devait d'offrir un environnement de travail libre de harcèlement à ses employés.

Une atmosphère « de peur et de contrôle »

Pour sa part, la caporale Elisabeth Couture a intenté une poursuite contre la GRC.

Elle travaillait pour la Section de sensibilisation aux crimes organisés de Surrey et affirme que les officiers hauts gradés de son équipe ont créé une atmosphère de peur et de contrôle sur son lieu de travail.

Elle explique qu'elle n'avait pas le droit de parler avec ses collègues, devait limiter ses conversations avec ses superviseurs à une minute, ne pouvait pas sortir dîner sans la présence d'un officier supérieur et que son cellulaire ainsi que ses courriels étaient surveillés.

La caporale est actuellement en congé de maladie dû au stress et affirme que son état de santé est le résultat de ses conditions de travail.

Selon les documents déposés devant la Cour, il serait peu probable qu'elle revienne au travail.

La GRC n'a pas encore soumis d'exposé de la défense à la Cour.

La caporale Catherine Galliford dénonce le harcèlement sexuel dont elle a été victime pendant des années au sein de la GRC en Colombie-Britannique lors d'une entrevue avec la CBC lundiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La caporale Catherine Galliford dénonce le harcèlement sexuel dont elle a été victime pendant des années au sein de la GRC en Colombie-Britannique lors d'une entrevue avec la CBC lundi

Photo : CBC

Des comportements indécents qui étaient monnaie courante

Au début novembre, la caporale Catherine Galliford avait également dénoncé le harcèlement sexuel dont elle affirmait avoir été victime lorsqu'elle travaillait au sein de l'équipe d'enquête sur les femmes disparues.

La caporale Catherine Galliford a dénoncé, dans une plainte interne de 115 pages, qu'elle a partagée avec CBC/Radio-Canada, les comportements indécents qui sont monnaie courante, selon elle, au sein de la GRC.

Catherine Galliford, qui a été porte-parole de la GRC en Colombie-Britannique, entre autres lors de l'annonce de l'arrestation du tueur en série Robert Pickton et des accusations portées pour les attentats contre un avion d'Air India, est en congé de maladie depuis 2007.

Peu après les révélations de la caporale Galliford, une autre policière, Krista Carle, a également affirmé avoir été victime de harcèlement sexuel, voire d'agression sexuelle, de la part d'un supérieur hiérarchique.

Mme Carle est en arrêt de travail et dit souffrir de choc post-traumatique.

Le harcèlement ne sera pas toléré

En réponse aux révélations des dernières semaines, le nouveau commissaire de la GRC, Bob Paulson, a averti ses troupes de réagir rapidement lorsqu'une plainte pour harcèlement sexuel est déposée par un employé.

Bob Paulson affirme que le harcèlement sexuel ne sera pas toléré.

Le jour de sa nomination, le nouveau patron de la GRC a déclaré qu'il entendait prendre tous les moyens nécessaires pour faire la lumière sur les allégations de harcèlement qui entachent l'organisation.

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