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Attawapiskat : les Premières Nations font appel à l'ONU

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo.

Radio-Canada

L'Assemblée des Premières Nations (APN) demande à l'Organisation des Nations unies (ONU) de se pencher sur le traitement que réserve le gouvernement du Canada à la communauté d'Attawapiskat, dans le nord de l'Ontario.

Lors de l'assemblée annuelle de l'APN, les représentants autochtones ont voté pour réclamer qu'un envoyé spécial des Nations unies ait le mandat de déterminer si Ottawa a respecté ses obligations légales envers les résidents de la réserve crie, confrontée à de graves problèmes de logement. La résolution a été ajoutée à la dernière minute à l'ordre du jour de la rencontre.

L'Assemblée des Premières Nations a par ailleurs appuyé la décision de la chef d'Attawapiskat, Teresa Spence, d'expulser un responsable désigné par Ottawa pour administrer la tutelle de la réserve autochtone.

Lors d'un point de presse mardi, le chef de l'APN, Shawn Atleo, a affirmé que les Premières Nations doivent pouvoir régler leurs problèmes elles-mêmes. La chef Spence, a-t-il dit, a donc fait ce que tout leader élu par une communauté doit faire, c'est-à-dire se lever pour défendre sa population et agir de manière à démontrer sa responsabilité politique.

« Ce qu'on veut, ce sont des Premières Nations qui sont soutenues et habilitées afin d'assumer les responsabilités de gouvernement autonome qui leurs reviennent de plein droit », a-t-il affirmé. « Nous sommes pour la transparence, l'imputabilité. Ce qu'on ne veut plus, ce à quoi on doit mettre un terme, ce sont les décisions unilatérales imposées de l'extérieur par les gouvernements », a-t-il ajouté.

Selon le chef Atleo, les images de la réserve d'Attawapiskat que les Canadiens ont vues dans leur salon ont pu contribuer à les sensibiliser à la réalité des Premières Nations et à les persuader de mettre la pression sur les gouvernements pour qu'ils revoient les termes de leurs relations avec les populations autochtones.

Attawapiskat a été placée sous tutelle la semaine dernière, après la médiatisation, ces derniers jours, de la crise du logement et de la misère qui règnent dans cette communauté autochtone.

Le gouvernement a justifié la mise sous tutelle en prétextant avoir versé 90 millions de dollars en cinq ans à la communauté, sans obtenir de résultats satisfaisants concernant les conditions de vie. La chef Spence et le gouvernement ontarien ont quant à eux accusé le fédéral de chercher à détourner l'attention des véritables problèmes.

Avec les informations de La Presse canadienne

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