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Des étudiants manifestent à Sherbrooke pour réclamer un moratoire sur l'exploration du gaz de schiste.

Des étudiants manifestent à Sherbrooke pour réclamer un moratoire sur l'exploration du gaz de schiste.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelque 150 étudiants ont manifesté samedi devant les bureaux du premier ministre Jean Charest, à Sherbrooke, pour dénoncer l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste.

Les manifestants réclament un moratoire ainsi que d'autres études pour mieux comprendre les conséquences de l'exploitation du gaz de schiste. « Nous ne nous laisserons pas forer », pouvait-on lire sur une affiche.

« Je trouve que ce n'est pas normal de pulvériser des millions de kilomètres de sous-sol et de scraper des milliards de litres d'eau pour faire de la saloperie de gaz », a lancé un manifestant, Pierre Brignaud.

« Je pense qu'il y a d'autres moyens de faire les choses de façon plus propre, en respectant un peu plus l'environnement et en respectant également un peu plus la population », a souligné un autre militant sur place, Renaud St-Pierre.

L'industrie du gaz de schiste n'est pas encore implantée en Estrie, mais plusieurs compagnies pétrolières possèdent des permis. Les manifestants demandent donc un moratoire non seulement sur le forage, mais aussi sur le développement de l'industrie.

« On veut un moratoire total parce qu'encore on a appris hier que des permis ont été donnés dans la région de Bellechasse-Beauce et on sait que ça s'en vient en Estrie aussi », a expliqué le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, Pierre Bélisle.

Des étudiants manifestent à Sherbrooke pour réclamer un moratoire sur l'exploration du gaz de schiste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants manifestent à Sherbrooke pour réclamer un moratoire sur l'exploration du gaz de schiste.

Le gouvernement Charest s'en remet quant à lui à l'évaluation environnementale stratégique (EES), principale recommandation du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui s'était penché sur le développement durable de cette industrie au printemps dernier. Les conclusions de l'étude sont attendues d'ici quelques mois.

Le député péquiste de la circonscription de Johnson, Étienne-Alexis Boucher, qualifie cette démarche d'insuffisante.

« L'EES décrétée par le gouvernement pouvait malheureusement porter à penser qu'il y avait un moratoire. Mais ce n'est pas le cas. Il faut mobiliser la population étant donné que le gouvernement a déjà fait son nid et qu'il désire voir l'industrie du gaz de schiste s'implanter au Québec. »

— Une citation de  Étienne-Alexis Boucher, député du Parti québécois

L'enseignant au Cégep de Sherbrooke et organisateur de la manifestation, Jonathan Mayer, abonde dans le même sens. « Quand le gouvernement dit "oui on peut y aller sans problème" et que les impacts environnementaux ne sont pas encore compilés, on pense que la question, en fait, on ne peut pas y répondre », a-t-il indiqué.

Les étudiants du Cégep de Sherbrooke sont les premiers à manifester de la sorte contre l'industrie du gaz de schiste dans la région, mais les autres cégeps seront invités à faire de même sous peu.

Entre-temps, des comités de citoyens ont été créés dans plusieurs municipalités du Québec pour protester notamment contre la fracturation hydraulique. À ce jour, la province en compte 70.

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