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Durban : des milliers de personnes réclament «une justice climatique»

Des milliers de personnes manifestent à Durban, en Afrique du Sud, pour réclamer des mesures concrètes dans la lutte contre les changements climatiques.
Des milliers de personnes manifestent à Durban, en Afrique du Sud, pour réclamer des mesures concrètes dans la lutte contre les changements climatiques.
Radio-Canada

En marge de la 17e Conférence de l'ONU sur le climat, des milliers de personnes ont manifesté samedi à Durban, en Afrique du Sud, pour réclamer des mesures concrètes pour intensifier la lutte contre les changements climatiques.

« Nous voulons une justice climatique, nous ne voulons pas un apartheid climatique. Nous sommes ici pour porter la voix des gens d'Afrique du Sud et de la société civile du monde entier et dire aux gens qui négocient dans ce centre de conférences qu'ils doivent vraiment prendre des décisions sérieuses sur les changements climatiques », a expliqué Lubna Nadvi, l'une des porte-parole des manifestants.

« Nous voulons qu'ils arrêtent avec les textes ennuyeux qu'ils préparent et s'affichent enfin aussi vivants que cette marche », a scandé un Indien militant pour l'organisation Environment Support Group (ESG), Leo Saldanha.

Les organisateurs attendaient 20 000 personnes, mais ils n'ont été que quelques milliers à venir réclamer des résultats concrets. Organisée par un collectif d'organisations non gouvernementales vouées à la protection de l'environnement, la marche était encadrée par de nombreuses forces de l'ordre et précédée de quatre blindés de la police. Le tout s'est déroulé dans le calme.

Les négociations climatiques, qui réunissent 200 pays, demeurent ardues depuis la déception du sommet de Copenhague, à la fin de 2009. Elles cherchent à donner un avenir au protocole de Kyoto, le seul traité international qui impose des réductions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés.

Alors qu'elle s'adressait aux manifestants samedi, la secrétaire de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques, Christiana Figueres, a réitéré sa confiance de voir ces mêmes pays renouveler leur engagement après l'expiration du protocole l'an prochain.

Le coordonnateur de l'organisme Équiterre, Steven Guilbault, affirme aussi que la situation est moins sombre qu'elle peut le sembler et il garde bon espoir que la conférence de Durban se termine par une entente.

Il soutient qu'un véritable dialogue s'est amorcé entre l'Union européenne et certains pays comme la Chine et le Brésil. Des pays moins développés participent également aux négociations.

Toutefois, les pays riches ont averti qu'ils ne poursuivront leur bataille contre les gaz à effet de serre qu'à la condition de voir les grands pollueurs comme la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud leur emboîter le pas.

La Chine aurait envoyé le signal qu'elle serait prête à s'imposer des plafonds d'émissions, mais pas avant 2020.

De son côté, le ministre canadien de l'Environnement, Peter Kent, continue de croire que le protocole de Kyoto relève du passé. Le ministre n'a pas encore dit clairement si le Canada se retirera du protocole de Kyoto, bien que ses déclarations des derniers jours prêtent le flanc à cette interprétation. La volonté des États-Unis de repousser l'adoption d'une nouvelle entente fait également frémir les environnementalistes.

La conférence de l'ONU sur le climat se poursuit jusqu'au 9 décembre prochain.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

Environnement