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Forages pétroliers : inquiétude manifeste à Saint-Léon-Le-Grand

Radio-Canada

Près de 10 % de la population de Saint-Léon-Le-Grand a assisté, mercredi soir, à la présentation de Gastem sur ses projets de forage.

St-Leon-le-grand

L'assistance comptait plus d'une centaine de personnes, dans un village de 1000 habitants. Cet intérêt traduit bien l'inquiétude des citoyens. Gastem, qui désire forer deux puits exploratoires à proximité du village, affirme qu'il s'agit d'un forage classique, sécuritaire, fait en ligne droite, sans fracturation hydraulique du roc.

L'entreprise estime que les chances de trouver du pétrole et du gaz naturel dans le sous-sol de Saint-Léon-Le-Grand sont d'environ 8 %. La pétrolière investira tout de même 4 millions dans l'aventure.

Toutes ces informations ont rassuré à demi les villageois. Au cours de la soirée, des questions ont été posées sur la présence de métaux lourds et d'arsenic et sur la pollution éventuelle du site. Le maire Steve Lamontagne s'attendait à une telle levée de boucliers. « Il y a beaucoup de mélange entre le gaz de schiste et le gaz conventionnel, c'est pour ça qu'il y a beaucoup d'inquiétude », explique le maire.

Les élus de Saint-Léon n'ont pas encore donné leur appui aux forages exploratoires. Même si Gastem n'a pas besoin de l'accord de la municipalité pour aller de l'avant, l'entreprise promet de plier bagage si la population est contre le projet.

Le président et chef de la direction de Gastem et ex-ministre québécois délégué aux Mines du Québec, Raymond Savoie, n'était pas surpris de la réaction des gens. « On ne pensait pas venir ici pour se faire applaudir. Je pensais avoir des questions robustes, un échange franc. C'est ce qu'on a eu », a commenté M. Savoie au sortir de la rencontre.

Le forage devrait débuter l'an prochain si Gastem obtient le feu vert gouvernemental. La demande de permis n'a d'ailleurs pas encore été faite au ministère.

D'après un reportage de Luc Tremblay

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