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La Grande-Bretagne «scandalisée» par l'attaque de son ambassade à Téhéran

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Des manifestants iraniens ont brûlé des drapeaux britanniques devant l'ambassade iranienne, mardi.

Photo : AFP / ATTA KENARE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le calme est revenu à Téhéran, où plus d'une centaine d'étudiants ont pénétré mardi à l'intérieur de l'ambassade de Grande-Bretagne, lors d'un rassemblement antibritannique.

Les protestataires ont fracassé des fenêtres de l'ambassade à l'aide de pierres, tandis que d'autres escaladaient le portail de la mission britannique, brûlaient l'Union Jack et hissaient le drapeau iranien. Une fois à l'intérieur, ils ont jeté des dossiers par les fenêtres et lancé des cocktails Molotov.

Les manifestants ont aussi investi un autre complexe diplomatique britannique dans le nord Téhéran, où ils ont saisi des documents confidentiels. Mehr, agence de presse iranienne, a rapporté que les employés de l'ambassade se seraient enfuis par la porte arrière à l'arrivée des protestataires.

Des policiers iraniens étaient présents au début de l'intrusion dans l'ambassade britannique, mais rien n'a été fait pour arrêter les manifestants. Les forces de l'ordre sont ensuite intervenues pour mettre fin au grabuge, mais les actes de vandalisme se sont poursuivis pendant quelques heures.

Selon l'agence quasi officielle Fars, des affrontements ont éclaté entre les manifestants encore massés devant la mission diplomatique et la police, qui tentait de les disperser à coups de grenades lacrymogènes. Les protestataires seraient parvenus à pénétrer une deuxième fois dans les locaux.

Le Royaume-Uni a annoncé la semaine dernière la rupture de tous les liens entre le secteur financier britannique et les banques iraniennes. Il s'agit de nouvelles sanctions contre l'Iran, dont le programme nucléaire suscite les inquiétudes de la communauté internationale.

À la suite de cette décision, l'Iran a, à son tour, décidé de demander au gouvernement britannique de retirer son ambassadeur à Téhéran d'ici deux semaines, réduisant ainsi les relations diplomatiques au niveau d'un chargé d'affaires.

Les manifestants demandaient aujourd'hui le départ immédiat de l'ambassadeur, Dominick John Chilcott.

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Quelques centaines de manifestants devant l'ambassade britannique à Téhéran

Photo : AFP / ATTA KENARE

La Grande-Bretagne « scandalisée »

Le ministère des Affaires étrangères britannique s'est déclaré scandalisé par « l'intrusion inacceptable » de manifestants dans son ambassade à Téhéran.

« Ceci est parfaitement inacceptable et nous le condamnons », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué dénonçant l'intrusion dans les locaux diplomatiques d'un nombre significatif de manifestants qui se sont livrés à « des actes de vandalisme ».

« En vertu du droit international [...] le gouvernement iranien a clairement le devoir de protéger les diplomates et les ambassades dans son pays et nous attendons qu'il agisse d'urgence pour ramener la situation sous contrôle et assurer la sécurité de notre personnel et la sécurité de notre propriété », poursuit le communiqué.

Londres n'a toutefois pas indiqué quelles actions pourraient être prises à la suite de l'attaque de son ambassade.

De son côté, Paris a condamné « très fermement l'irruption d'une foule de manifestants dans l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran et les dégradations intolérables qui y ont été commises », et « tient les autorités iraniennes pour responsables de la sécurité et de l'intégrité de toutes les missions diplomatiques à Téhéran », a déclaré mardi dans un communiqué le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.

Quant à l'Allemagne, elle a convoqué l'ambassadeur iranien, affirmant que l'Iran devait protéger les missions étrangères. « Nous condamnons l'attaque de l'ambassade britannique en Iran, où une école allemande a également été victime d'importants dommages. Cette attaque constitue une violation des lois internationales et n'est absolument pas acceptable », a souligné le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.

De l'autre côté de l'Atlantique, le président des États-Unis, Barack Obama, a lui aussi qualifié l'attaque d'« inacceptable ». « Nous sommes tous profondément troublés par l'assaut contre l'ambassade du Royaume-Uni en Iran. J'exhorte avec fermeté le gouvernement iranien à rendre des comptes aux responsables », a-t-il déclaré.

Barack Obama a été précédé du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a vivement condamné les incidents et a appelé les autorités iraniennes à prendre « toutes les mesures appropriées » pour protéger le personnel et les locaux diplomatiques.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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