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Abolition du monopole de la CCB : la loi est adoptée

Evan Berger, Gerry Ritz et Bob Bjornerud étaient à Ottawa pour la lecture du projet de loi sur l'abolition du monopole de la CCB.

Evan Berger, Gerry Ritz et Bob Bjornerud étaient à Ottawa pour la lecture du projet de loi sur l'abolition du monopole de la CCB.

Photo : La Presse canadienne / FRED CHARTRAND

Radio-Canada

La loi pour abolir le monopole de la Commission canadienne du blé (CCB) est officiellement adoptée.

La Chambre des communes a voté pour le projet de loi C-18 dans une proportion de 153 députés contre 120. Les fermiers pourront donc vendre leur orge et leur blé sans passer par la CCB, à partir du 1er août 2012.

Plus tôt lundi, trois des quatre ministres de l'Agriculture de l'Ouest canadien ont donné leur appui au gouvernement fédéral dans sa volonté de démanteler la CCB. Seul le ministre Stan Struthers, du Manitoba, s'y est fortement opposé.

Les ministres de l'Agriculture de la Saskatchewan et de l'Alberta, Bob Bjornerud et Evan Berger, se sont joints à leur homologue fédéral, Gerry Ritz, pour accueillir la troisième lecture et le vote final de la Chambre des communes sur ce projet de loi qui voulait donner le libre choix aux producteurs de grains en matière de commercialisation.

Pour les ministres de la Saskatchewan et de l'Alberta, présents à Ottawa, il s'agit d'un « moment historique » pour l'économie de l'Ouest canadien.

« Plusieurs agriculteurs préféreraient vendre leurs céréales quand ils le souhaitent, à un prix qui leur convient », a fait valoir avant le vote le ministre de l'Agriculture de la Saskatchewan, Bob Bjornerud, en ajoutant qu'actuellement les fermiers courent « tous les risques », puisque ce sont eux qui paient la machinerie et fournissent les terres.

« Le libre-marché amènera de nouveaux investissements, les régions rurales seront revigorées, il y aura des débouchés pour les jeunes familles pour déménager en région et ouvrir des entreprises reliées au secteur de l'agriculture », s'est enthousiasmé le ministre de l'Agriculture de l'Alberta, Evan Burger.

Dans l'Ouest, la seule voix discordante vient du Manitoba.

Le ministre de l'Agriculture de cette province estime que le projet de loi du gouvernement fédéral risque de toucher durement le port de Churchill, dont 90 % du chiffre d'affaires est relié au CCB, en plus de faire perdre plusieurs emplois.

Selon le gouvernement provincial, le siège social de la CCB emploie plus de 400 personnes à Winnipeg et soutient 2000 emplois indirects dans la capitale manitobaine.

« Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si les impacts pour le Manitoba préoccupent le fédéral, s'il reconnaîtra sa responsabilité et s'il est prêt à travailler avec nous pour atténuer les effets négatifs de sa décision », soutient Stan Struthers, ministre de l'Agriculture du Manitoba.

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