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L'espérance de vie toujours liée aux inégalités sociales

Des enfants
Radio-Canada

L'écart de santé dû aux inégalités sociales à Montréal a diminué légèrement depuis 13 ans. C'est ce qui ressort d'un rapport publié lundi par la santé publique de Montréal.

Dans son nouveau rapport, le directeur de la santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, le Dr Richard Lessard, a voulu mesurer le chemin parcouru depuis la publication de sa dernière étude en 1998, qui portait sur les déterminants sociaux sur la santé.

« Les déterminants de la santé sont toujours les mêmes. Le revenu, l'éducation, l'emploi et le milieu dans lequel on vit sont les choses importantes. Ce que l'on a observé depuis plus de 10 ans, c'est que la santé de tout le monde s'est améliorée. On vit plus longtemps à tous les âges. On a moins de maladie et de mortalité. Toutefois, l'écart entre les riches et les pauvres est resté le même », a observé le Dr Lessard.

Par exemple, il y a un écart de 11 ans entre l'espérance de vie des gens qui vivent dans le quartier le plus défavorisé de Montréal et ceux qui résident dans le quartier le plus riche.

Même si le Dr Lessard admet qu'il y a de bonnes politiques publiques, il faut à son avis les améliorer d'un cran pour arriver à réduire les inégalités.

La pauvreté, ce n'est pas payant pour personne, même pas pour les riches, car on paie pour les conséquences de toute façon.

Dr Richard Lessard
Le Dr Richard LessardDr Richard Lessard

Selon la santé publique, une famille qui vit de l'aide sociale reçoit environ 22 000 $ par année. Elle aurait besoin de 6000 $ de plus pour subvenir à ses besoins. La santé publique estime que lorsque les gens manquent d'argent, ils sont en moins bonne santé. Ceux-ci ont également davantage de problèmes avec la justice. Une augmentation des revenus de l'aide sociale est donc recommandée.

« Mieux vaut prévenir que guérir. On s'aperçoit que l'on trouve toujours de l'argent par la suite. Quand les conséquences arrivent, on trouve de l'argent pour les prisons et pour toutes sortes de choses. Mais, si on met l'argent au départ, tous ces coûts-là sont évités », explique la Dre Marie-France Raynault, coordonnatrice du rapport du directeur de la santé publique 2011.

La santé publique souhaite une meilleure accessibilité au CPE

Le rapport révèle par ailleurs qu'il manque de centres de la petite enfance (CPE) dans les quartiers les plus défavorisés.

La santé publique a également constaté que les immigrants sont moins sensibilisés à envoyer leurs enfants dans les CPE. Selon le Dr Lessard, il devrait y avoir plus de CPE dans les quartiers défavorisés, où les besoins sont les plus grands.

Au total, la santé publique formule 10 recommandations s'adressant aux trois paliers de gouvernements, dont celles de maintenir et développer le système public de soins de santé, développer les services et les moyens adaptés pour mieux intégrer les immigrants, et s'assurer de la salubrité et de l'accessibilité des logements.

Santé