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Un premier ministre intérimaire et une amnistie partielle au Yémen

Mohammed Basindwa (au centre) lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe, en avril 2011

Mohammed Basindwa (au centre) lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe, en avril dernier

Photo : AP/Hassan Ammar

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le vice-président yéménite a publié un décret, dimanche, chargeant le chef de l'opposition de former un gouvernement provisoire conformément à l'accord signé par le président Ali Abdallah Saleh, mercredi dernier, a rapporté la télévision d'État du Yémen.

Selon la chaîne télévisée, le décret de Abed Rabbo Mansour Hadi respecte la clause de l'entente stipulant que le nouveau gouvernement devra être composé d'un nombre égal de ministres de l'opposition et du parti de M. Saleh.

Mohammed Basindwa, l'homme choisi pour exercer les fonctions de premier ministre, est un politicien indépendant qui a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement de l'actuel leader yéménite, donc ceux de ministre des Affaires étrangères et de ministre de l'Information.

Parrainé par le Conseil de coopération du Golfe et les États-Unis, l'accord sur le transfert du pouvoir a été ratifié plus tôt cette semaine par Ali Abdallah Saleh à Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, afin de mettre un terme à plusieurs mois de contestation.

D'après l'agence de presse Saba, le président a annoncé durant cette réunion une amnistie pour tous ceux ayant commis « des erreurs durant la crise », à l'exception des personnes impliquées dans les crimes et les attaques survenues au palais présidentiel à Sanaa en juin. Après l'assaut, M. Saleh avait passé trois mois à Riyad afin de soigner des brûlures graves.

Étant donné que l'accord assure l'immunité au dirigeant yéménite, plusieurs protestataires l'ont rejeté et ont continué à manifester pour que le leader soit traduit en justice pour répondre à des accusations allant de la corruption à la répression sanglante des manifestations.

Si cette entente se maintient, Ali Abdallah Saleh sera le quatrième dictateur à être renversé cette année par les soulèvements du printemps arabe. Mais l'accord ne garantit pas des changements politiques aussi importants que ceux amenés par les manifestants en Tunisie, en Égypte et en Libye.

Associated Press

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