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Femmes itinérantes : des organismes lancent un cri d'alarme

Cinq représentantes de refuges montréalais

Des organismes, qui offrent de l'hébergement aux femmes itinérantes à Montréal, affirment ne pas être capables de répondre à l'augmentation de la demande.

Cinq organisations lancent un cri d'alarme et soutiennent que leurs places d'hébergement sont débordées. Les infrastructures actuelles pour les femmes itinérantes sont insuffisantes.

Depuis un an, le nombre de femmes à qui ils ont dû refuser une place d'hébergement a augmenté de 54 %. Les organismes doivent refuser des femmes en hébergement à moyen terme, ainsi que pour les lits d'urgence d'une nuit dans les dortoirs.

« Si on parle juste du dortoir, on refuse souvent six à sept personnes par jour. Ça c'est juste nous là. On a 12 places, donc ça veut dire qu'on aurait une possibilité de facilement 20 personnes », souligne Dominique Blouin, responsable de l'hébergement au Chaînon.

Les femmes, qui se voient refuser un lit, peuvent parfois dormir sur un tapis. Toutes n'ont pas cette possibilité et certaines doivent retourner à la rue. « Les femmes nous arrivent, elles ont été battues, violées et sodomisées. Les plus jeunes se mettent à [plusieurs] pour la violer. C'est terrible. Ce sont des femmes qui ne vont pas aller porter plainte, parce qu'il y a trop de blessures. Elles sont trop blessées », raconte Suzanne Bourret, coordonnatrice à l'intervention à l'organisme la Rue des femmes.

Les refuges réclament des budgets additionnels pour offrir plus d'aide à long terme aux femmes itinérantes. Jusqu'à présent, leurs demandes n'ont pas eu d'écho.

De son côté, l'Agence de la santé de Montréal indique qu'une annonce sera faite la semaine prochaine pour dire combien de lits d'urgence supplémentaires pourront être ouverts durant l'hiver.

D'après un reportage de Caroline Jarry

Société