•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Changements réclamés à la loi anti-briseurs de grève

Assemblée nationale (archives)

Assemblée nationale (archives)

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La députée indépendante Louise Beaudoin, est intervenue à l'Assemblée nationale, mercredi, pour réclamer des changements à la loi anti-briseurs de grève.

Elle demande l'adoption du projet de loi 399 proposé par le Parti québécois.

Les députés de l'opposition veulent éviter un autre conflit de travail comme le lock-out qui a touché pendant 16 mois le Journal de Québec.

Le projet de loi vise à empêcher que le travail d'employés en lock-out soit fait à l'aide de technologies qui n'existaient pas quand la loi a été créée à l'origine en 1977.

Pendant le conflit au Journal de Québec, le journal était alimenté à distance en toute légalité. Des travailleurs qui n'étaient pas physiquement dans les locaux du Journal à Vanier pouvaient fournir des textes par Internet.

Au Journal de Québec, la convention collective vient à échéance dans un an et demi. Denis Bolduc était président du syndicat pendant le conflit. Il affirme qu'il y a urgence d'agir afin que la loi reflète la réalité actuelle. « Si l'entreprise a l'intention de passer au rouleau compresseur, ils savent comment faire. S'ils ont le goût de créer un nouveau conflit au Journal de Québec dans deux ans avec les dispositions actuelles, le rapport de forces pour les employés va être difficile », soutient-il.

Les libéraux semblent peu pressés d'agir. Ils reconnaissent que la loi doit être modifiée, mais estiment qu'il est trop tôt pour adopter le projet de loi 399.

Le gouvernement Charest est aussi sensible aux arguments du Conseil du patronat, qui réclame plutôt une modification en profondeur du Code du Travail, ce qui prendrait plus de temps.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !