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Bisphénol A : les soupes en conserve montrées du doigt

Une conserve
Photo: iStockphoto

Le fait de consommer cinq jours d'affilée des soupes en conserve fait augmenter le taux de bisphénol A dans l'urine, montre une étude américaine.

Les travaux de Jenny Carwile et de ses collègues de l'Université de Harvard montrent en effet que les personnes qui se nourrissent de tels aliments présentent dans leurs urines un taux du composant chimique supérieur de plus de 1200 % à ceux qui consomment de la soupe fraîche.

Cette recherche est l'une des premières études à quantifier le taux de bisphénol A dans le corps humain après ingestion de nourriture en conserve.

Le bisphénol A était toutefois éliminé dans les urines. Les chercheurs n'ont pas déterminé quelle quantité du composant restait plus longuement dans le corps après la consommation de ces conserves. D'autres travaux sont ainsi nécessaires pour l'établir, soulignent-ils.

Il était déjà connu que boire des boissons qui sont restées longtemps dans certains récipients en plastique dur augmentait la présence de bisphénol A dans l'organisme.

Mais notre étude porte à croire que la nourriture en conserve pourrait être un sujet d'inquiétude plus important encore, surtout en raison de son usage très répandu.

Jenny Carwile

Le bisphénol A est un produit chimique industriel utilisé principalement dans la fabrication de plastiques et de résines pour les contenants d'aliments, les bouteilles d'eau et les revêtements protecteurs des conserves d'aliments et de boissons.

Des études ont déjà montré qu'à certaines doses, le bisphénol A pouvait affecter le cerveau, la prostate et les glandes mammaires, et modifier l'âge de la puberté chez les filles. D'autres ont montré un lien avec des problèmes cardiovasculaires et l'apparition du diabète.

Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Une étude de Santé Canada, rendue publique lundi, rapporte la détection de concentrations urinaires de bisphénol A (BPA) chez 91 % des Canadiens de 6 à 79 ans.

En 2008, le Canada a été le premier pays au monde à classer ce produit comme toxique. Depuis, les biberons et les sucettes vendus au pays ne peuvent en contenir.

Avec les informations de Agence France-Presse

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