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Le ministre John Baird défend un projet gazier de Suncor en Syrie

Logo de Suncor Energy

Photo : AFP

Radio-Canada

Le Canada a défendu mardi le droit du géant pétrolier albertain Suncor de poursuivre ses activités en Syrie bien qu'Ottawa ait imposé des sanctions économiques contre le régime qui a tué plus de 3000 manifestants du Printemps arabe.

Pour la première fois, mardi, le gouvernement Harper a directement expliqué l'apparente contradiction entre, d'une part, sa position ferme contre le régime syrien du président Bashar al-Assad et, d'autre part, le fait que Suncor continue dans ce pays le développement d'un projet d'exploitation de gaz naturel évalué à 1,2 milliard de dollars.

S'exprimant à partir du Koweït, où il complétait une visite de deux pays du golfe Persique, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a expliqué qu'à sa connaissance, le gaz naturel extrait par Suncor ne servait qu'à produire de l'électricité pour la population civile.

Questionné à propos de l'arrêt des activités de Suncor en Libye à la suite de l'imposition de sanctions économiques pendant les derniers mois du régime de Mouammar Kadhafi, M. Baird a précisé que les circonstances étaient différentes. Selon lui, la production pétrolière libyenne était alors majoritairement destinée à l'exportation, et le Canada n'a eu aucun scrupule à appliquer les sanctions intégralement.

L'explication du ministre survient après que son secrétaire parlementaire eut refusé, lundi, de répondre aux Communes à la question du Nouveau Parti démocratique sur Suncor.

À une question de la députée néo-démocrate Hélène Laverdière, Bob Dechert avait répondu que le Canada favoriserait l'imposition de sanctions économiques plus musclées contre les membres du régime syrien et leurs sympathisants. Une position contredite mardi par le ministre Baird, qui a admis qu'une réaction plus musclée était impossible en raison de l'opposition de la Russie et de la Chine, qui disposent toutes deux d'un droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies.

M. Baird a qualifié de regrettable l'impossibilité d'obtenir ne serait-ce qu'une condamnation officielle des événements en Syrie par les membres du Conseil de sécurité, en raison de l'obstruction russe et chinoise. Il a malgré tout salué les efforts déployés par la Ligue arabe pour imposer des sanctions diplomatiques contre la Syrie, qu'elle a expulsée de ses rangs.


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