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Nouvelles accusations à caractère sexuel contre le prêtre Eric Dejaeger

Le prêtre Eric Dejaeger

Le prêtre Eric Dejaeger

Radio-Canada

Un prêtre catholique en attente d'être jugé pour des accusations d'agressions sexuelles au Nunavut sera transféré à Edmonton, où il fera face à de nouvelles accusations à caractère sexuel.

La police d'Edmonton a précisé que le père Eric Dejaeger, aujourd'hui âgé de 64 ans, est soupçonné d'avoir agressé une jeune personne dans cette ville entre 1975 et 1978. Il est accusé d'attentat à la pudeur et de grossière indécence.

La détective de la police Barb Clover a affirmé qu'aucun détail ne serait divulgué à propos de l'attaque, indiquant toutefois que Dejaeger était alors une personne de confiance du plaignant. Cette personne, aujourd'hui d'âge adulte, a contacté la police en avril.

La détective Clover a ajouté que le prêtre faisait face à des accusations liées à environ 30 personnes au Nunavut, soulignant du même coup qu'il était possible que d'autres cas soient dévoilés prochainement à Edmonton.

« Nous encourageons les personnes concernées à nous rencontrer si elles le souhaitent », a précisé Mme Clover.

Dejaeger est entré dans l'ordre catholique en 1978, après avoir fait des études à l'école de théologie Newman d'Edmonton. Il est ensuite parti dans le Nord canadien.

En 1990, il avait plaidé coupable à neuf chefs d'accusation de crimes sexuels contre des garçons et des filles, âgés de 9 à 18 ans, de Baker Lake, au Nunavut. Il avait écopé d'une peine de cinq ans de prison, avant de rentrer en Belgique.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) l'a accusé en 1995 de plusieurs autres agressions sexuelles présumées qu'il aurait commises à Igloolik, sur la pointe nord-est de la baie d'Hudson, au Nunavut. Il aura toutefois fallu attendre des années avant que les autorités ne lui mettent la main au collet. La GRC et Interpol avaient lancé divers mandats d'arrestation contre lui, mais Dejaeger continuait d'habiter en toute impunité dans une communauté d'oblats en Belgique.

Après la publication d'un quotidien belge le décrivant comme un homme recherché par la police, Dejaeger a été expulsé de la Belgique non pas en vertu de ces mandats, mais pour avoir enfreint les règlements belges sur l'immigration. L'homme, qui a perdu sa nationalité en obtenant la citoyenneté canadienne, vivait en Belgique depuis des années, alors que la limite légale permise de séjour pour les Canadiens sans visa y est de trois mois.

Dejaeger est rentré au Canada en janvier dernier.

Il est depuis détenu au Centre correctionnel de Baffin, au Nunavut, dans l'attente de son audience préliminaire, en février prochain. Le prêtre y sera questionné à propos d'allégations de plusieurs dizaines d'agressions sexuelles pendantes, qu'il aurait commises à Igloolik entre 1978 et 1982.

L'Église catholique a entre-temps confirmé avoir conclu des ententes hors cour avec au moins 30 des présumées victimes d'Igloolik. Les ententes concernent des allégations qui n'ont pas été vérifiées en cour.

Sa première comparution en cour pour ces nouvelles accusations a été fixée au 2 décembre, tandis que l'audience préliminaire en lien avec les accusations au Nunavut se tiendra en février.

Alberta

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