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  • Exclusif
  • Les Montréalais plus favorables au péage que les autres Canadiens

    Bouchon de circulation

    Photo : Francis Labbé

    Radio-Canada
    Mis à jour le 

    Plus des deux tiers des résidents de la région métropolitaine de Montréal (y compris Laval et Longueuil) seraient favorables aux péages si cela améliorait des conditions routières ou réduisait le temps passé à se rendre au travail.

    Selon un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte de CBC/Radio-Canada, 69 % d'entre eux seraient favorables à l'instauration d'un système d'utilisateur-payeur, contre 46 % dans la région de Toronto et 39 % dans celle de Vancouver.


    Dans la région montréalaise, seulement 21 % des répondants soutiennent que les autorités font du bon travail pour assurer l'entretien et le développement des routes, alors que la proportion est de 38 % dans celle de Toronto et de 49 % dans celle de Vancouver.

    « Même si les trois villes nous disent qu'il y a des choses à faire, l'état d'urgence est vraiment déclaré à Montréal », soutient Christian Bourque, vice-président de Léger Marketing. « Les Montréalais sont ceux à travers le Canada qui sont les plus critiques de l'état de leurs infrastructures, qui pensent qu'on a le moins les moyens de les financer de façon plus classique ou traditionnelle, qui sont les plus ouverts au péage pour résoudre le problème le plus rapidement possible, et qui sont les plus favorables à adopter un changement de comportement de façon à permettre un désengorgement du réseau routier à Montréal », indique-t-il.

    Le sondage CBC/Radio-Canada révèle que 85 % des résidents de la région montréalaise jugent qu'il serait acceptable d'avoir un péage sur un nouveau pont ou une nouvelle route pour en financer la construction, et 68 % accepteraient un péage sur une route déjà construite pour financer les réparations sur d'autres routes.

    En octobre, près de six Montréalais sur dix se disaient en faveur d'un péage sur le nouveau pont Champlain, selon un sondage de la firme Léger-Marketing réalisé pour le compte du quotidien Le Devoir.

    La Ville de Montréal prône déjà l'instauration de péage depuis quelques années.

    « Les péages reviennent de toute façon, que vous le vouliez ou pas, il y a des infrastructures au Canada qui se construisent avec des péages », a réagi Michel Labrecque, président du C.A. de la Société de transport de Montréal, rappelant que les automobilistes doivent déjà payer pour emprunter le pont de l'autoroute 25, entre Montréal et Laval.

    « C'est sûr qu'il faut arriver un jour avec un péage régional à cause des infrastructures et tous les coûts que ça apporte », soutient de son côté Michel Bissonnet, maire de Saint-Léonard et responsable des transports au Comité exécutif de la Ville de Montréal.

    Quant à Guy Ouellette, adjoint parlementaire au ministre des Transports, il soutient que « c'est définitivement prématuré présentement de regarder tout ça [...] et il ne faut pas perdre de vue les objectifs qu'on a de transport collectif et surtout de désengorger autant la couronne nord que la couronne sud ».

    Dans les trois régions métropolitaines, le prix moyen que les usagers seraient prêts à payer est de 3 $ par jour, et près de quatre répondants sur 10 estiment que la moitié de la somme payée devrait être investie dans les transports collectifs.

    Les transports collectifs de la région de Montréal sont les plus appréciés

    S'ils n'apprécient guère leurs infrastructures routières, les résidents de la région de Montréal sont toutefois les plus satisfaits de leurs transports collectifs. Le sondage Léger Marketing indique que 81 % des répondants de la région métropolitaine de Montréal qualifient leur déplacement en transport collectif d'agréable, tandis que la proportion est de 66 % à Vancouver et de 62 % à Toronto.

    Quant à l'état du réseau, 66 % considèrent qu'il est bon à Montréal, comparativement à seulement 44 % à Vancouver et 32 % à Toronto.

    Ils sont toutefois moins nombreux à être satisfaits des travaux pour maintenir et développer le système de transport public : 41 % à Montréal, 39 % à Vancouver et 28 % à Toronto.

    D'ailleurs, dans les trois régions, moins d'un usager sur 10 estime que ses déplacements en transport collectif seront plus agréables au cours des 10 prochaines années.

    Les Canadiens prennent la voiture, mais prônent le transport collectif

    La voiture demeure le moyen de transport le plus populaire des Canadiens à 62 %, suivie des transports collectifs à 16 %, de la marche à 8 % et du vélo à 2 %. Dans les trois grandes régions métropolitaines du pays, la proportion des déplacements en transports collectifs est toutefois deux fois plus grande que dans l'ensemble du pays.

    Même s'ils sont plus nombreux à utiliser la voiture que le train, le métro et l'autobus, les Canadiens qui habitent dans les principales zones urbaines du pays sont deux fois plus nombreux à vouloir de meilleurs transports collectifs que de meilleures routes. En effet, 57 % des résidents des régions métropolitaines de Montréal, Toronto et Vancouver soutiennent que le meilleur moyen d'accélérer les déplacements est d'améliorer les systèmes de transports collectifs, tandis que 28 % estiment qu'il faut plutôt construire des routes et des ponts.

    Dans les trois régions métropolitaines, 52 % des répondants soutiennent que de meilleurs transports collectifs pourraient les inciter à laisser la voiture à la maison, mais 39 % affirment qu'ils n'abandonneront jamais leur voiture.

    « On l'a vu dans le cadre d'autres études, [...] si on était en mesure de montrer aux automobilistes qu'ils vont réduire le temps qu'ils passent en transport [...], plusieurs feraient le saut vers le transport en commun », explique Christian Bourque, de Léger Marketing.

    Méthodologie

    Deux sondages ont été réalisés simultanément dans le cadre de cette enquête. Un premier a été réalisé en ligne du 11 au 15 novembre à l'aide du panel de Léger Marketing, Legerweb.com, avec un échantillon de 1503 résidents de 18 ans ou plus des régions métropolitaines de recensement de Toronto (n=502), Montréal (n=501) et Vancouver (n=500), qui ont rempli le questionnaire en ligne en anglais ou en français. Un échantillon probabiliste de la même taille pour ce genre d'étude (n=1503) donnerait une marge d'erreur de ± 2,8 %, 19 fois sur 20, et de ± 4,87 % pour les échantillons pour une seule région métropolitaine.

    Un deuxième sondage, pan-national celui-là, a été réalisée en ligne du 14 au 16 novembre 2011, à l'aide du panel en ligne Léger Marketing, Legerweb.com, avec un échantillon de 1500 résidents canadiens âgés de 18 ans ou plus, qui ont rempli le questionnaire en anglais ou en français. Un échantillon probabiliste de la même taille pour ce genre d'étude (n=1500) donnerait une marge d'erreur de ± 2,5 %, 19 fois sur 20.

    À titre d'exemple, la région métropolitaine de recensement de Montréal est le lieu de résidence d'environ un Québécois sur deux. Elle est composée de près d'une centaine de municipalités, dont Montréal, Laval et Longueuil.

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