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Législatives italiennes : Mario Monti ne serait pas candidat

Le président du Conseil italien, Mario Monti, et son prédécesseur, Silvio Berlusconi.

Mario Monti et Silvio Berlusconi, lors de la passation de pouvoir entre les deux hommes.

Photo : AFP / GABRIEL BOUYS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nouveau président du Conseil italien, Mario Monti, aurait accepté de ne pas se présenter aux prochaines élections législatives, affirme son prédécesseur, Silvio Berlusconi. Le Cavaliere répète qu'il soutiendra le gouvernement, à certaines conditions.

Nommé mercredi à la tête d'un gouvernement d'experts, Mario Monti se serait conformé aux exigences de Silvio Berlusconi et de son parti, le Peuple de la liberté (PDL). « Nous lui avons demandé, ainsi qu'à ses ministres, de s'engager publiquement à ne pas être candidat aux prochaines élections », explique l'ex-président du Conseil, dans une interview publiée dimanche par le quotidien Il Corriere della Sera, la première depuis sa démission samedi dernier.

Lors d'une réunion en présence du président italien, Giorgio Napolitano, Mario Monti aurait accepté les conditions du PDL et de son chef, indique Silvio Berlusconi qui ne sait pas si son successeur a évoqué la question avec chacun des ministres de son gouvernement technique.

Tout le monde a pu constater que le spread [écart de rendement des obligations] demeurait élevé après ma démission : manifestement, donc, notre gouvernement n'était pas responsable de cette situation

Silvio Berlusconi

Berlusconi profite de cette entrevue pour se positionner, expliquant que le chef du gouvernement doit pouvoir gérer le pays jusqu'en 2013, date des prochaines élections, mais que le soutien de son parti ne serait pas inconditionnel.

« Monti ne peut pas se permettre de nous ignorer. Le PDL est le premier parti au parlement et sera un pôle de référence irremplaçable pour son gouvernement », souligne Silvio Berlusconi. « Évidemment, si Monti prend des mesures allant contre la ligne des partis qui le soutiennent, comme la taxe sur le patrimoine, il ne sera pas en mesure continuer », ajoute l'ancien président du Conseil.

Le PDL s'oppose vigoureusement à cette taxe sur les avoirs envisagée par le gouvernement.

À la question de savoir s'il sera lui-même candidat, Silvio Berlusconi ne se mouille pas. Il explique que le candidat du PDL sera choisi pas les militants, mais qu'il s'attend à la désignation de l'ex-ministre de la Justice Angelino Alfano, l'un de ses fidèles alliés et actuellement secrétaire général du PDL.

Mario Monti caracole dans les sondages

Le cabinet dirigé par Mario Monti pulvérise tous les records de popularité. D'après un sondage publié dimanche par le quotidien de gauche La Repubblica, près de 80 % des Italiens ont un avis favorable sur le nouveau gouvernement

Le jugement porté sur la personne du président du Conseil est encore meilleur. Mario Monti recueille 83,8 % d'opinions favorables, selon ce sondage réalisé les 17 et 18 novembre par Demos sur un échantillon de 2 377 personnes.

« Une semaine a été suffisante pour que le climat de l'opinion publique passe de la dépression à l'euphorie » écrit l'institut de sondage, évoquant « une majorité sans précédent » dans l'histoire de l'après-guerre en Italie.

Avec les informations de Reuters

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