•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plan Nord : opposition à l'embauche de travailleurs immigrants temporaires

Mineur
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le syndicat des Métallos s'oppose à l'embauche de travailleurs immigrants temporaires pour les projets du Plan Nord, soutenant que le développement du Nord devrait plutôt engendrer des retombées économiques permanentes pour les communautés locales.

Le Plan Nord du gouvernement de Jean Charest compte 11 projets miniers qui pourraient nécessiter l'embauche de plus de 10 000 travailleurs.

Par conséquent, le syndicat des Métallos craint que de plus en plus d'entreprises aient recours à des travailleurs immigrants temporaires. Le représentant syndical de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Marc Thibodeau, affirme qu'il faut privilégier l'embauche de travailleurs québécois.

« On parlait d'aller chercher des immigrants dans d'autres pays. On trouve ça déplorable parce qu'on a du monde au Québec. La pénurie de main-d'oeuvre, elle n'existe pas. Elle existe seulement dans la main-d'oeuvre qualifiée », soutient-il.

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Gérald Lemoyne, abonde dans le même sens. Il estime toutefois que l'arrivée de travailleurs immigrants peut aussi être bénéfique pour la communauté.

« De plus en plus, il y en a qui déménagent avec leur famille. Pour nous, ça devient des Quévillonais comme n'importe qui d'autre qui viendrait et participerait à notre économie locale », explique-t-il.

Du côté de la mine de zinc Langlois, propriété de Nyrstar, on n'exclut pas l'embauche de travailleurs immigrants. « Si on ne peut pas pourvoir les postes au Québec ou au Canada, c'est sûr qu'on va regarder à l'extérieur du Canada », affirme le directeur de la mine, Jason Morin.

L'an dernier, 182 000 travailleurs étrangers temporaires sont arrivés au Canada. Pour embaucher ce type de personnel, les employeurs doivent respecter des règles bien précises. Ils doivent notamment prouver qu'une pénurie de main-d'oeuvre existe réellement et qu'ils ont tout essayé pour embaucher des travailleurs canadiens.

Le territoire visé par le Plan Nord couvre une zone de 1,2 million de kilomètres carrés, ce qui représente 72 % de la superficie de la province. Toutefois, il n'est habité que par 1,6 % de la population québécoise. Cette zone est située entre le 49e parallèle et le détroit d'Hudson, dans un axe nord-sud, et s'étend de la Basse-Côte-Nord jusqu'à la partie boréale de l'Abitibi-Témiscamingue, dans un axe est-ouest.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !