•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Libye : le fils de Kadhafi arrêté, le CNT promet un procès juste

Photo de la chaîne de télévision Free Libya montrant Saïf al Islam, main bandée, les jambes sous une couverture, assis sur un 
Canapé, après son arrestation.

Photo de la chaîne de télévision Free Libya montrant Saïf al Islam, main bandée, les jambes sous une couverture, assis sur un Canapé, après son arrestation.

Photo : AFP / Télévision libyenne Al-Ahrar

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Seif al-Islam Kadhafi, le fils de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi près d'Obari, dans le sud de la Libye. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Justice au Conseil national de transition (CNT), Mohammed al-Allagui.

Selon Al-Jazira, l'homme de 39 ans, qui a longtemps été considéré comme l'héritier politique de son père, tentait de fuir au Niger lorsqu'il a arrêté. Plusieurs gardes du corps se trouvaient avec lui, mais aucun autre responsable de l'ancien régime.

En juin dernier, la Cour pénale internationale (CPI) avait lancé un mandat d'arrestation contre Seif al-Islam Kadhafi, le dernier fils de Mouammar Kadhafi encore recherché en Libye.

Il est soupçonné de crimes contre l'humanité commis lors de la répression de la révolte qui a conduit à la chute du régime dirigé par son père, qui a été tué après son arrestation par des combattants du CNT, le 20 octobre, à Syrte.

Le tribunal de La Haye avait indiqué être en contact informel avec Seif al-Islam Kadhafi au cours des dernières semaines en vue de sa possible reddition.

Un procès en Libye?

En entrevue à l'Agence France Presse, le porte-parole de la CPI, Fadi El-Abdallah, a indiqué que les autorités libyennes ont l'obligation de remettre Seif al-Islam Kadhafi à la justice.

« Les autorités libyennes ont l'obligation de coopérer avec la Cour, y compris en ce qui concerne son arrestation et la remise de Seif al-Islam à la Cour », a-t-il déclaré.

M. El-Abdallah n'a pas exclu la possibilité que le procès du fils de l'ex-dirigeant se déroule en Libye si les autorités locales en font la demande.

Selon le principe de complémentarité, la Cour pénale internationale peut poursuivre des auteurs de génocide, de crimes contre l'humanité ou de crimes de guerre que lorsque la justice nationale n'a pas la volonté ou est dans l'incapacité de le faire.

Seif al-Islam sera jugé lors d'un procès équitable durant lequel la loi internationale sera garantie, a affirmé le premier ministre libyen par intérim Abdel Rahim al-Kib. « Le système judiciaire va communiquer avec la Cour pénale internationale (CPI) pour examiner où Seif al-Islam doit être jugé », a-t-il ajouté.

Paris, qui s'est félicité de cette arrestation, a invité le CNT à coopérer avec la justice internationale.

Le nouveau ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzi di Sant'Agata, a demandé samedi soir un procès « respectueux des règles internationales ».

Appelé à commenter cette arrestation, le général canadien Charles Bouchard, qui a dirigé les opérations de l'OTAN en Libye, a souligné que la tenue d'un procès équitable est importante pour la légitimité des nouvelles autorités libyennes.

« Pour nous, ça complète la mission militaire de l'OTAN, mais je suis certain qu'il y a encore beaucoup de choses à faire pour la communauté internationale », a-t-il déclaré.

L'ancien chef des services de renseignements libyens, Abdallah Al-Senoussi, qui se serait réfugié au Mali, est également visé par un mandat d'arrêt de la CPI.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Al-Jazira

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !