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Vers le rétablissement de l'armée haïtienne

Le président haïtien, Michel Martelly, devant l'Assemblée générale de l'ONU

Michel Martelly

Photo : La Presse canadienne / Jason DeCrow

Radio-Canada

Le président haïtien Michel Martelly amorce le processus de rétablissement de l'armée nationale, dissoute il y a 17 ans. Il a annoncé la mise sur pied d'une commission civile responsable d'établir un calendrier en vue du retour des Forces armées d'Haïti.

« L'arrêté présidentiel sur la nomination de cette commission sera publié lundi et la commission aura 40 jours pour préparer le plan de réhabilitation de l'armée qui doit être présenté le premier janvier prochain, a promis vendredi M. Martelly, lors d'un discours à Port-au-Prince. La commission va travailler dans la sagesse et dans le respect de la constitution en consultant différents secteurs. »

La commission sera également responsable d'établir le rôle qui incombera à l'armée en plus de déterminer les effectifs qui la composeront.

Une fois l'armée rétablie, « nous pourrons penser au retrait des troupes onusiennes [la mission de l'ONU en Haïti, MINUSTAH] », ajoute M. Martelly, qui avait promis le retour de l'armée haïtienne en campagne électorale. Le président soutient que la Constitution prévoit l'existence d'une armée nationale, indique le journaliste haïtien Clarens Renois.

Nous avons besoin de l'armée pour retrouver notre souveraineté.

Michel Martelly

Le retour de l'armée risque toutefois de créer des remous, autant dans la population qu'auprès des principaux bâilleurs de fonds du pays. Les premiers ont encore en mémoire les violations des droits de la personne reprochées aux Forces armées haïtiennes. Les dépenses militaires pourraient aussi heurter les habitants qui souhaitent que le gouvernement mette l'accent sur la reconstruction du pays, toujours aux prises avec les conséquences du séisme du 12 janvier 2010.

Les coûts liés à la mise sur pied et à l'entretien d'une armée risquent par ailleurs de faire sourciller les pays donateurs, dont les contributions constituent les deux tiers du budget du pays. L'utilisation de ces dons à des fins militaires pourrait déplaire aux bâilleurs de fonds qui financent également les 12 000 Casques bleus de l'ONU engagés en Haïti et la formation de la police nationale, qui compte désormais 10 000 agents. La police haïtienne devait progressivement se substituer à la MINUSTAH au cours des prochaines années.

Dissoutes en 1995, les Forces armées haïtiennes comptaient près de 8000 hommes. Elles avaient été supprimées par le président Jean-Bertrand Aristide. Ce dernier était de retour au pouvoir après avoir été renversé par un coup d'État militaire quatre ans auparavant.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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