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TransCanada veut construire la portion sud de l'oléoduc Keystone XL

Installations pétrolières en Alberta.

Keystone XL relierait au Texas le terminal pétrolier d'Hardisty, en Alberta.

Photo : La Presse canadienne / Larry MacDougal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pétrolière TransCanada envisage de commencer la construction d'une partie moins controversée de son oléoduc Keystone XL, temporairement bloqué par Washington, a affirmé mercredi un cadre de l'entreprise.

La compagnie albertaine pourrait d'abord construire le tronçon menant de l'Oklahoma au golfe du Mexique, a proposé mercredi Alex Pourbaix, un dirigeant de TransCanada.

Une gigantesque réserve de brut stockée en Oklahoma exerce une pression à la baisse sur les prix du pétrole. L'industrie veut rapidement l'envoyer vers les raffineries du golfe du Mexique pour que le baril puisse prendre de la valeur.

Le feu vert du département d'État américain pour la construction de ce tronçon reste hypothétique. Son tracé est toutefois beaucoup moins controversé que le tracé complet, allant de l'Alberta jusqu'au sud-est américain.

Dans le meilleur des cas, TransCanada pourrait entamer les travaux dès la nouvelle année, selon M. Pourbaix.

Le président de TransCanada, Russ Girling, précise de son côté que la majeure partie de l'équipement pour la construction a déjà été commandée.

Le projet Keystone XL, évalué à 7 milliards de dollars, prévoit la construction d'un oléoduc long de 2700 km qui transporterait environ un million de barils de pétrole brut par jour entre l'Alberta et le Texas.

La carte du projet de construction de l'oléoduc Keystone XL.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tracé existant et expansion originellement proposée de l'oléoduc Keystone XL

Photo : TransCanada

L'administration américaine a annoncé la semaine dernière qu'elle étudiera un nouveau tracé pour l'oléoduc Keystone XL, repoussant au début de 2013 une décision qu'elle doit prendre au sujet du projet.

Le nouveau tracé doit contourner la région écologiquement sensible de Sandhills et l'aquifère Ogallala, au Nebraska, qui alimente une grande partie des terres agricoles du centre des États-Unis.

Ce controversé projet d'oléoduc s'est attiré les foudres de groupes écologistes, entre autres.

Le gouvernement canadien soutient quant à lui que les États-Unis feraient une erreur de renoncer au projet. Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver, a rappelé que l'oléoduc créera des milliers d'emplois et générera des retombées économiques de milliards de dollars.

D'autres compagnies pétrolières veulent accélérer le transit de pétrole brut canadien et américain vers les raffineries du golfe du Mexique.

Mercredi, l'albertaine Enbridge a annoncé avoir obtenu une participation de 50 % dans l'oléoduc Seaway et compte ainsi inverser son débit. Cet oléoduc achemine actuellement le pétrole, en provenance de l'étranger, de la côte du golfe du Mexique vers le nord.

Avec les informations de Martin Bégin

Avec les informations de La Presse canadienne

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