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La Syrie boycotte la réunion de la Ligue arabe

Une manifestation pro-Al Assad dans les rues de Damas le 13 novembre dernier.

Une manifestation pro-Al Assad dans les rues de Damas le 13 novembre dernier.

Photo : AFP / LOUAI BESHARA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De plus en plus isolée, la Syrie ne participera pas à la réunion de la Ligue arabe mercredi à Rabat, au Maroc, qui vise à entériner les sanctions prises contre Damas, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne Sana.

L'agence ne fournit cependant aucune raison à ce forfait syrien.

Le 12 novembre dernier, la Ligue arabe a annoncé au Caire que la Syrie serait suspendue le 16 novembre des activités de l'organisation pan-arabe si elle n'appliquait pas le plan de paix auquel elle a pourtant souscrit, prévoyant notamment la libération des manifestants et le retrait des forces armées des villes.

La Turquie menace la Syrie de sanctions

La pression s'accentue de plus en plus sur le régime de Bachar Al-Assad, alors que la Turquie a déclaré mardi soutenir les sanctions de la Ligue arabe contre Damas et menace de lui couper l'approvisionnement en électricité.

« Nous estimons que [la] décision [de la Ligue arabe est] juste », a indiqué le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, lors d'une conférence de presse à Rabat.

La Turquie, qui ne fait pas partie de la Ligue arabe, menace aujourd'hui d'appliquer ses propres sanctions contre Damas, sanctions qui « auraient des conséquences [mais] qui épargneraient le peuple syrien », selon les dires du ministre turc, Ahmet Davutoglu, au Maroc.

Ankara a notamment menacé de couper l'approvisionnement en électricité à son voisin. La Syrie est très dépendante du partage des eaux de l'Euphrate qui prend sa source en Turquie, et lui fournit 60 % de son énergie hydroélectrique.

La Turquie s'est pourtant offerte à « aider » la Syrie, à condition que le président Al-Assad fasse des efforts en matière de réformes politiques.

Plus de 1000 détenus libérés

Répondant partiellement aux demandes de la Ligue arabe, le régime syrien a remis en liberté mardi 1180 détenus, dont l'opposant Kamal Labouani, selon l'agence de presse officielle Sana.

Cette libération survient au lendemain d'une des journées les plus meurtrières depuis le début du soulèvement populaire en mars, avec au moins 50 personnes tuées dans les affrontements entre les organes de sécurité du régime et les manifestants.

Washington a néanmoins demandé à la Ligue arabe, mardi, d'envoyer « un message énergique » à la Syrie lors de la réunion dans la capitale marocaine.

« Nous continuons de voir grandir le concert des pressions internationales contre [le président Bachar Al-Assad] », s'est félicité Mark Toner, un porte-parole du département d'État.

« Nous souhaitons voir la Ligue arabe envoyer demain un message énergique à Al-Assad, qui est qu'il doit permettre la tenue d'une transition démocratique et mettre fin à la violence contre son peuple », a-t-il poursuivi.

Les États-Unis ont par ailleurs salué la fermeté de la Turquie, ce qui « souligne de plus en plus l'isolement du président Al-Assad », a déclaré un porte-parole de l'administration.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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