ICI Radio-Canada

Vous naviguez sur le nouveau site

Aller au menu principalAller au contenu principalAller au pied de page
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Perrine Leblanc parmi les lauréats des prix littéraires du gouverneur général

Pile de livres
Photo: iStockphoto
Radio-Canada

L'année se termine en beauté pour Perrine Leblanc qui, en plus de se réjouir d'avoir reçu mardi le prix du gouverneur général pour son premier roman L'homme blanc, célèbre la sortie le 4 novembre dernier de l'ouvrage dans la prestigieuse collection Blanche de Gallimard, en France, sous le titre Kolia.

Perrine Leblanc a eu le meilleur sur Alain Beaulieu (Le Postier Passila), Jean-Simon DesRochers (Le Sablier des solitudes), Tassia Trifiatis (Mère-grand) et Mélanie Vincelette (Polynie) dans la catégorie romans et nouvelles.

« Évidemment, je suis très heureuse de ce prix. Ça vient boucler la boucle. L'année dernière, à pareille date, je recevais le Grand Prix du livre de Montréal. Le texte a eu un destin incroyable qui m'a surprise, moi aussi », a exposé l'écrivaine de 31 ans à l'autre bout du fil, environ une heure après avoir reçu son prix à Toronto.

Le récit de Perrine Leblanc tourne autour d'un enfant du goulag, Kolia. Relâché des camps à l'adolescence, il réussit à se rendre à Moscou pour devenir clown du plus grand cirque de la capitale russe.

« Kolia, c'est un homme que la violence du monde aurait pu briser, casser, et qui résiste. Qui résiste à l'injustice et à la brutalité en se faisant mime, donc dans le silence, sur la piste d'un cirque », a fait valoir l'écrivaine, dont la plus grande fierté est d'avoir su « résister », elle aussi, et pouvoir ainsi récolter aujourd'hui le fruit de ses efforts.

Les bourses octroyées par le Grand Prix du livre de Montréal et les prix du gouverneur général, d'une valeur de 25 000 $ chacune, permettent à Perrine Leblanc de se consacrer exclusivement à la rédaction de son prochain ouvrage.

Elle tâche cependant de ne pas se laisser distraire par tous ces honneurs qui pleuvent sur elle depuis l'année dernière. « Il ne faut pas donner trop d'importance à ça parce que l'essentiel, c'est l'écriture, ce qui se passe entre le texte et moi quand je suis dans un processus d'écriture », a-t-elle affirmé.

« Il ne faut pas, quand j'écris, que je pense aux prix que mon premier roman a eus, sinon, c'est paralysant. Ça ne compte pas. Ça ne compte pas quand on est dans l'écriture. »

Autres gagnants

Les autres lauréats de langue française sont la poète Louise Dupré pour son ouvrage Plus haut que les flammes, Normand Chaurette, grâce à sa proposition théâtrale Ce qui meurt en dernier, l'auteur jeunesse Martin Fournier pour Les aventures de Radisson -1. L'enfer ne brûle pas, et Caroline Merola, à qui l'on doit les illustrations du livre jeunesse Lili et les poilus.

George Leroux complète la liste des gagnants de langue française grâce à un doublé dans les deux langues officielles. Il a été primé à la fois pour son bouquin Wanderer : Essai sur le voyage d'hiver de Franz Schubert et pour sa traduction de l'anglais au français de l'ouvrage signé Donald Winkler Partita for Glenn Gould.

Le roman de langue anglaise The Sisters Brothers, de Patrick deWitt, a pour sa part été sacré dans la catégorie fiction, quelques jours après avoir remporté les grands honneurs au Rogers Writers' Trust Fiction Prize, qui récompense chaque année la meilleure oeuvre canadienne de fiction.

Le poète Phil Hall (Killdeer), la dramaturge Erin Shields (If We Were Birds), l'essayiste Charles Foran (Mordecai: The Life & Times), l'auteur jeunesse Christopher Moore (From Then to Now: A Short History of the World) et l'illustratrice du livre jeunesse Ten Birds, Cybèle Young, complètent la liste des lauréats.

Au total, 11 des 14 récipiendaires recevaient le prix du gouverneur général pour la première fois.

Les 14 gagnants des prix littéraires mériteront chacun une bourse de 25 000 $. Les éditeurs auront droit à une enveloppe de 3000 $ pour chaque ouvrage sélectionné par le jury afin d'appuyer les activités promotionnelles de leur lauréat. Enfin, chaque finaliste empochera 1000 $.

La remise de prix officielle aura lieu à Rideau Hall le 24 novembre, en présence bien sûr du gouverneur général, David Johnston.

Arts