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Un projet de loi fédéral inquiète les Autochtones de l'Ontario

Un détenu

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les communautés autochtones du Nord de l'Ontario craignent que le projet de loi fédéral C-10, qui prévoit des peines plus sévères, n'aggrave le problème de surreprésentation de leurs membres en prison.

À l'heure actuelle, les Autochtones comptent souvent pour la moitié des détenus d'une prison, alors qu'ils ne forment que 3 % de la population canadienne.

Le grand chef de la Première Nation Nishnawbe Aski, Stan Beardy, craint que si les juges perdent leurs pouvoirs discrétionnaires, à cause du projet de loi C-10, plus de jeunes autochtones se retrouveront derrière les barreaux.

Selon lui, le projet de loi fait fi des difficultés particulières auxquelles font face les Autochtones.

Fin de la justice réparatrice?

De son côté, Margaret Linklater, qui fournit des conseils juridiques à des Autochtones à Sudbury, appréhende l'abandon des politiques de réinsertion sociale.

Le juge à la retraite Gérald Michel abonde dans le même sens. Il a travaillé durant de nombreuses années dans le Nord-Est de la province et a toujours privilégié la justice réparatrice.

Semblerait-il que ça marchait (justice réparatrice), parce que les jeunes se réhabilitaient et on ne les revoyait plus aussi souvent que les jeunes qu'on avait envoyés en prison.

Une citation de :Gérald Michel, juge à la retraite

L'Ontario et le Québec ont déjà dénoncé les conséquences que pourrait avoir le projet de loi C-10, sans parler des coûts supplémentaires qui y sont associés.

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