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Loi 101 dans l'affichage : les nouvelles mesures soulèvent des critiques

Manifestation pour dénoncer le recul du français dans les commerces de Montréal, le 5 novembre 2011.

Manifestation pour dénoncer le recul du français dans les commerces de Montréal, le 5 novembre 2011.

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le Parti québécois et le Mouvement Québec Français (MQF) dénoncent la nouvelle campagne de sensibilisation lancée par l'Office québécois de la langue française pour convaincre les entreprises de respecter la loi 101 dans leur affichage.

Québec mise sur des mesures incitatives et entend même aider financièrement les entreprises qui ne respectent pas les clauses de la loi 101 afin qu'elles s'y conforment.

Un programme d'aide destiné aux entreprises qui emploient de 5 à 99 personnes leur permettra de couvrir jusqu'à 75 % des coûts nécessaires pour corriger leur affichage public conformément à la loi 101, jusqu'à concurrence de 50 000 $ par entreprise.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de langue, Yves-François Blanchet, dénonce cette approche des libéraux.

« Ce n'est pas surprenant, mais c'est un peu choquant qu'un gouvernement dise à des contrevenants à une loi qui existe depuis 34 ans : "nous allons vous informer de l'existence de la loi et si jamais vous envisagez de la respecter, on va peut-être même vous faire un chèque" », déplore-t-il.

Le président du MQF, Mario Beaulieu, est tout aussi critique. « On trouve ça complètement aberrant. Payer les délinquants pour qu'ils respectent la loi, ça nous semble d'une part injuste pour justement les gens qui ont décidé d'utiliser un affichage en français », explique-t-il.

« Si on avait un gouvernement qui se tient debout, qui dirait que le français est la langue officielle, que c'est non négociable et que c'est le visage français du Québec, je pense que les entreprises respecteraient cette loi-là », ajoute-t-il.

Ça donne l'image d'un gouvernement qui s'excuse d'appliquer la loi, qui s'excuse que le français soit la langue officielle.

Mario Beaulieu, président du MQF

La ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, défend l'aide financière qui pourra être accordée aux entreprises de moins de 100 employés.

« Il y a des amendes qui sont très sévères, qui peuvent aller jusqu'à 20 000 $. Maintenant, on comprend que les petites entreprises ont peut-être plus de difficultés dans le contexte économique actuel. Aidons-les, Et on s'attend à des résultats », affirme-t-elle.

Les grandes entreprises visées par cette campagne, mais qui ne peuvent pas recevoir d'aide financière en raison du nombre trop élevé de leurs employés, comme Best Buy, Future Shop, Payless ShoeSource et American Eagle, ont refusé de dire si elles comptaient se conformer à la loi.

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