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L'OQLF lance une campagne pour le respect de la loi 101 dans l'affichage commercial

La présidente de l’OQLF Louise Marchand

La présidente de l’OQLF Louise Marchand

Radio-Canada
Mis à jour le 

L'Office québécois de la langue française (OQLF) lance une campagne publicitaire à la télévision et sur Internet pour convaincre les entreprises de respecter la loi 101 dans dans leur affichage.

La Charte de la langue française permet l'utilisation d'une marque de commerce comme nom d'entreprise, mais si elle est dans une autre langue, comme l'anglais, elle doit être accompagnée d'un terme descriptif ou d'un slogan en français. Par exemple : Lunetterie New Look.

Selon la présidente-directrice générale de l'OQLF, Louise Marchand, quelque 25 % des plaintes qu'elle reçoit concernent la langue d'affichage.

L'affichage public et commercial constitue l'élément le plus visible de notre paysage linguistique, et nous en sommes conscients. C'est ce paysage, celui de nos rues et de nos centres commerciaux, qui reflète le caractère unique de la société québécoise, principale collectivité francophone de l'Amérique du Nord.

Louise Marchand

Un programme d'aide destiné aux entreprises qui emploient de 5 à 99 personnes leur permettra de couvrir jusqu'à 75 % des coûts nécessaires pour corriger leur affichage public conformément à la loi 101, jusqu'à concurrence de 50 000 $ par entreprise.

Mais selon Louise Marchand, ce ne sont pas seulement les commerçants qui doivent y mettre du leur pour défendre la langue française, mais aussi les consommateurs.

« Il faut exiger d'être servi en français. Il y a une statistique qui a été publiée il y quelques années où on a vu que dans six cas sur dix, un francophone qui n'est pas servi en français n'exige pas d'être servi en français », déplore la pdg de l'OQLF.

Plus de 500 personnes ont manifesté le 5 novembre dernier au centre-ville de Montréal pour dénoncer le recul du français dans les commerces de la métropole.

L'un de ses organisateurs, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, estime que l'OQLF doit imposer des amendes sévères aux commerçants qui ne respectent pas la loi 101 plutôt que de s'en remettre à la sensibilisation.

Mario Beaulieu affirme que l'OQLF tolère depuis déjà trop longtemps les bannières commerciales unilingues qui ne respectent pas la loi sur l'affichage commercial.

Manifestation pour dénoncer le recul du français à Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Manifestation pour dénoncer le recul du français à Montréal.

Avec les informations de La Presse canadienne

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