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Nouvelle ligue d'action civique pour lutter contre la corruption

Pot-de-vin
Photo: iStockPhoto
Radio-Canada

Des citoyens qui en ont assez de la collusion, des malversations et de la corruption dans le monde municipal mettent sur pied la Ligue d'action civique, afin de rétablir un certain sens de l'éthique chez les élus.

Ils sont soit organisateurs de campagne, conseillers indépendants ou ex-candidats et leur objectif est créer un élan populaire afin de faire des élections municipales de 2013 une sorte de référendum contre la corruption.

« Nous sommes bien placés pour savoir que la politique municipale reçoit l'appui de nombreux cartels et de milieux discutables », déclare le président de la Ligue d'action civique, Frédéric Lapointe.

Le mouvement s'inspire de la Ligue d'action civique des années 50, qui avait pour objectif d'épurer la politique municipale de l'époque et qui avait propulsé Jean Drapeau à la mairie de Montréal.

Près de 60 ans plus tard, tout est à recommencer, affirme le conseiller indépendant à Sainte-Thérèse, Vincent Arseneau. « La première année de mon élection, j'ai reçu cinq cadeaux à ma porte, dit-il. J'étais terrassé. Je pensais que c'était une pratique qui datait des années 50 ou 60, mais c'était tout à fait établi. »

Il y a deux semaines, il a d'ailleurs avoué publiquement avoir reçu une offre d'élection clés en main de la part d'une firme d'ingénieurs. Il estime que le problème ne sera pas résolu tant que la façon de financer les campagnes électorales municipales restera inchangée.

La conseillère indépendante à Trois-Rivières, Sylvie Tardif, affirme pour sa part que le ministère des Affaires municipales devrait sanctionner les élus reconnus coupables de fautes d'éthique. « Souvent, le ministère constate qu'il y a des problèmes, mais ne va pas plus loin et te dit : "allez en cour" », explique-t-elle.

Ce à quoi répond le premier ministre Jean Charest : « les tribunaux sont là. On a beaucoup légiféré au cours des deux dernières années pour changer les règles de transparence d'attribution des contrats », soutient-il.

D'après un reportage de Vincent Maisonneuve

Politique