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Des mémos déclassifiés montrent que la GRC suivait Tommy Douglas à la trace

Tommy Douglas reçoit une ovation debout à son arrivée à un rassemblement néo-démocrate au Palace Theatre d'Hamilton, en juin 1968.

Tommy Douglas reçoit une ovation debout à son arrivée à un rassemblement néo-démocrate au Palace Theatre d'Hamilton, en juin 1968.

Photo : La Presse canadienne / Presse canadienne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des documents jusque-là gardés secrets, mais dernièrement déclassifiés révèlent que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) enquêtait sur Tommy Douglas au début des années 60. Ironie de l'histoire, le premier chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) militait au même moment pour l'organisation d'une enquête sur les activités d'espionnage menées par cette même GRC.

Les documents divulgués à La Presse Canadienne montrent que les services d'espionnage de la GRC s'intéressaient tout particulièrement aux activités et fréquentations politiques de Tommy Douglas ainsi qu'à ses accointances avec le Parti communiste du Canada (PCC), à Saskatoon. En avril 1963, des policiers ont ainsi rédigé des notes secrètes sur la correspondance entre le chef du NPD et des membres du PCC.

Le même mois, l'intéressé révélait le cas d'une femme de Regina qui était régulièrement interrogée par la GRC. Il avait d'ailleurs noté que le responsable de la force policière fédérale avait qualifié son témoignage de fiction.

S'appuyant sur cet exemple, l'ancien premier ministre de la Saskatchewan avait alors demandé qu'une commission spéciale de la Chambre des communes enquête sur les activités d'espionnage politique de la GRC. Tommy Douglas avait à l'époque déclaré qu'on allait trop loin en étiquetant des innocents comme communistes ou personnes à risque pour la société sans qu'ils puissent s'en défendre.

Bibliothèque et Archives Canada, qui détient le dossier complet de Tommy Douglas, a lutté pendant six ans pour garder ces pages secrètes. La Presse Canadienne a pu en consulter une partie après qu'un juge fédéral en ait donné l'ordre à l'agence.

Ottawa préférerait que le dossier reste confidentiel

Ottawa a fait appel de la décision du juge de la Cour fédérale Simon Noël, rendue en août dernier. Le gouvernement de Stephen Harper fait notamment valoir que la divulgation complète du dossier de Douglas pourrait mettre en danger la capacité du pays à détecter, prévenir ou réprimer les « activités hostiles ou subversives ».

En attendant, 215 pages, soit environ 20 % du dossier de Tommy Douglas, restent classées confidentielles. D'autres ont été largement censurées. Bien que fragmentaires, les pages déclassifiées lèvent le voile sur les activités d'espionnage de la GRC, qui s'est longtemps intéressée aux pionniers du socialisme dans les Prairies.

Avec les informations de La Presse canadienne

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