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Accord pour une zone de libre-échange dans l'Asie-Pacifique

Le président américain Barack Obama et le Japonais Yoshihiko Noda lors du Forum de coopération économique de l'Asie-Pacifique (APEC).

Le président américain Barack Obama et le Japonais Yoshihiko Noda lors du Forum de coopération économique de l'Asie-Pacifique (APEC).

Photo : AFP / Jim Watson

Radio-Canada

Dix pays riverains du Pacifique se sont entendus pour lancer un projet de zone de libre-échange, a annoncé samedi soir le président américain Barack Obama, lors de la réunion annuelle du Forum de coopération économique de l'Asie-Pacifique (APEC).

Au premier jour du sommet qui se déroule à Honolulu, à Hawaï, les participants sont parvenus « aux grandes lignes d'un accord » sur la mise sur pied d'un « partenariat transpacifique » ou Trans Pacific Partnership (TPP).

« Certains détails restent à régler, mais nous avons bon espoir d'y parvenir », a déclaré Barack Obama, précisant que l'objectif était « de parvenir à concrétiser quelque chose l'an prochain ».

« Avec près de 500 millions de consommateurs à nous tous, nous pouvons faire encore plus de choses ensemble. Nous pouvons dynamiser les exportations, lancer de nouveaux produits et créer des emplois », a-t-il poursuivi.

Les négociations sur la mise en place de cette zone de libre-échange, lancées en 2005, réunissent désormais neuf pays : l'Australie, le Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Le Japon a annoncé vendredi son ralliement au projet.

L'accord réunit donc les États-Unis et le Japon, mais laisse à l'écart la Chine, qui en a été exclue officiellement parce que l'accord de libre-échange édicterait des normes environnementales et sociales que Pékin ne pourrait pas respecter.

Le président Hu Jintao a toutefois promis samedi que la Chine ferait des efforts pour soutenir la croissance mondiale en augmentant ses importations.

Par ailleurs, 11 pays ne font pas partie de ces négociations, incluant la Corée du Sud et le Canada.

Le Canada s'intéresse au TPP

Le ministre canadien du Commerce international, Ed Fast, a déclaré que le Canada souhaitait prendre part aux pourparlers, mais qu'il n'avait pas l'intention de négocier son adhésion avant de s'asseoir à la table de négociations.

M. Fast a admis samedi que certains pays s'opposaient à l'entrée du Canada au sein du TPP, sans toutefois préciser lesquels. Les politiques canadiennes en matière d'approvisionnement constitueraient le principal obstacle à sa participation.

Les 10 membres du TPP ont toutefois assuré par voie de communiqué qu'ils étaient ouverts à la participation d'autres pays de la ceinture Pacifique. « Nous partageons un fort intérêt pour étendre notre partenariat actuel [...] à d'autres pays de la région », ont-ils soutenu.

À l'occasion de l'APEC, quelques réunions bilatérales sont prévues entre des chefs d'État de la zone Asie-Pacifique. Le président américain doit notamment s'entretenir avec le Chinois Hu Jintao, le Russe Dmitri Medvedev et le Japonais Yoshihiko Noda.

Les 21 pays de la zone, la moins touchée par le ralentissement économique mondial, doivent réfléchir à des moyens de stimuler la croissance économique dans la région.

L'administration Obama s'est donnée pour sa part trois objectifs à cette réunion : accroître les échanges, promouvoir une réglementation unifiée et favoriser une croissance respectueuse de l'environnement.

Stephen Harper

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Stephen Harper en tête-à-tête avec Barack Obama

Le bureau du premier ministre Stephen Harper a confirmé samedi soir qu'il s'entretiendra avec le président américain Barack Obama lors d'une rencontre bilatérale qui se déroulera dimanche.

MM. Harper et Obama devaient initialement se rencontrer en compagnie du président mexicain Felipe Calderon. Mais cette réunion n'aura pas lieu en raison de l'absence du président Calderon, dont la visite à Hawaï a été annulée à la suite de la mort de son ministre de l'Intérieur, Blake Mora, dans un accident d'hélicoptère, près de Mexico.

Plusieurs dossiers chauds, comme la clause Buy American, ou le projet de périmètre de sécurité à la frontière canado-américaine, pourraient être soulevés dimanche, de même que le controversé oléoduc Keystone XL, entre l'Alberta et le Texas.

Récemment, les États-Unis ont décidé de reporter à 2013, soit après les élections présidentielles américaines, leur décision d'approuver le projet.

Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, doute que ce projet puisse survivre à ce type de délai.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, et Associated Press

Économie