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Après l'Arctique, des chercheurs québécois en Antarctique

Des icebergs le long de la côte est de l'Antarctique

Des icebergs le long de la côte est de l'Antarctique

Photo : AFP / HO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une équipe de l'Université de Sherbrooke partira à la mi-décembre en Antarctique durant deux mois pour récolter des données et compléter l'analyse de l'impact du réchauffement climatique sur les pôles.

Alain Royer, professeur et chercheur au Centre d'application et de recherche en télédétection (CARTEL) et Patrick Cliche, ingénieur de recherche au CARTEL, utiliseront des instruments au sol pour mesurer les différences de climat.

Le groupe de chercheurs étudie les deux pôles, permettant d'effectuer des comparaisons entre deux écosystèmes très différents. Ils ont déjà mené une première expédition sur la calotte glaciaire Barnes en Arctique en mars dernier, un endroit où la fonte est déjà très importante.

Le professeur Royer explique qu'avec un recul d'un mètre par année sur les rives, la calotte glaciaire fond à vue d'oeil. L'équipe cherche donc à développer de nouvelles méthodes pour analyser son évolution par télédétection.

« On a besoin d'effectuer des mesures sur le terrain pour valider l'analyse des images satellites. En fait, il y a beaucoup de choses qu'on n'arrive pas à comprendre sur les images et qu'on est obligé de valider sur place en faisant des mesures conjointes de radiométrie et de caractéristiques de la neige. Ça permet de suivre l'impact des changements climatiques », explique le professeur Royer.

Cette recherche est d'autant plus intéressante en Antarctique, précise-t-il, puisqu'une bonne partie du continent ne se réchauffe pas, se refroidissant même par endroits, un phénomène encore mal compris.

Pour aller chercher ses données, l'équipe devra effectuer un voyage de 10 jours avant de toucher les neiges éternelles de l'extrême sud. Elle devra ensuite parcourir 1100 km à l'intérieur des terres, avant d'atteindre le dôme Concordia, la base de l'équipe, qui se situe en plein désert blanc. Le voyage se fera en brise-glace, en hélicoptère et en avion.

Les scientifiques seront de retour en février.

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