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L'APEC au chevet de la croissance mondiale

Hélicoptères près de la plage Waikiki

Des hélicoptères patrouillent la plage de Waikiki

Photo : AFP / Emmanuel Dunand

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les 21 dirigeants du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) se réunissent ce week-end à Honolulu, sur l'ile d'Hawai. Une semaine après le sommet du G20 à Cannes, l'Asie est plus que jamais appelée à pallier la crise de la dette en Europe et le blocage politique aux États-Unis.

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a ainsi exhorté les pays asiatiques à prendre le relais de la croissance mondiale, jusqu'à en devenir la locomotive. Il souhaite notamment que l'Asie stimule sa croissance intérieure.

L'APEC est né à la fin des années 1980 dans l'objectif de créer une zone de libre-échange à l'échelle du Pacifique d'ici 2020. L'idée initiale était de faire contrepoids à la puissante alliance des pays européens. Avec l'Europe en déroute financière, les discussions de l'APEC prennent donc une toute autre importance, alors que les marchés sont à l'affût de tout signe de confiance dans la croissance de l'économie mondiale.

Les ministres des Finances de la zone APEC ont déjà promis jeudi d'agir de façon décisive pour éviter que les problèmes financiers de l'Union européenne n'affectent pas le reste de la planète.

Les négociations d'une zone de libre-échange dans le Pacifique devraient également dominer le sommet. Les États-Unis comptent sur ce projet dénommé « Partenariat transpacifique » pour ouvrir de nouveaux marchés, ce qui pourrait donner un second souffle à l'économie américaine.

Dix pays participeront aux négociations : les États-Unis, l'Australie, le Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, le Vietnam et le Japon, malgré l'opposition de ses agriculteurs nippons qui veulent protéger leur production de riz.

Pour l'instant, le Canada, le Mexique et l'Indonésie ne sont pas parties prenantes aux négociations, mais les trois pays pourraient éventuellement rejoindre la zone ultérieurement.

Il y a toutefois un hic diplomatique : la Chine est exclue des négociations, officiellement parce que l'accord de libre-échange édicterait des normes environnementales, et surtout sociales, que Pékin ne pourrait pas respecter. Officieusement, ce serait plutôt la question de la sous-évaluation du yuan, afin de faire mousser les exportations chinoises, qui laisserait la Chine à la porte des négociations.

Un forum d'une grande importance

Premier représentant du Canada à l'APEC en 1998, l'ancien diplomate canadien Joseph Caron affirme que si les débats de l'APEC ne font pas souvent les manchettes, la participation du Canada à cette organisation demeure importante.

Selon lui, ce forum « tente de concilier les intérêts de pays très développés sur le plan économique avec ceux de nations moins industrialisées ». L'APEC permet une meilleure uniformisation des procédures douanières et des mesures de sécurité pour le transport de marchandises, ajoute M. Caron, qui fut dernièrement ambassadeur du Canada en Chine et au Japon.

Avec les informations de Agence France-Presse, Bloomberg, et Reuters

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