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Stephen Harper accepte la démission du contrôleur des espions canadiens

Le premier ministre Stephen Harper et Arthur T. Porter

Le Dr Porter aux côtés du premier ministre Stephen Harper au Centre universitaire de santé McGill, en 2006

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Stephen Harper a accepté la démission du Dr Arthur T. Porter de la présidence du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS). Au coeur d'une controverse relative à de supposés conflits d'intérêts, le directeur général et chef de la direction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) avait demandé à quitter ses fonctions.

Dans la lettre qu'il a adressée au premier ministre, le Dr Porter explique que les informations révélées par le National Post mettent en cause sa « crédibilité » et son « rôle » au sein du CSARS. Malgré les allégations portées à son encontre, il soutient avoir accompli son mandat « avec diligence », ajoutant que « l'intégrité, l'honneur et le respect » ont un « sens énorme » à ses yeux.

Le désormais ex-président du CSARS espère que sa démission permettra au Comité de « poursuivre ses travaux précieux » et d'apporter sa contribution à un Canada « plus sûr et plus solide en ces temps compliqués ».

Stephen Harper a aussitôt accepté la démission du Dr Porter, expliquant dans un bref communiqué que celle-ci entrait en vigueur immédiatement. Après de brefs remerciements adressés à l'intéressé, le premier ministre a annoncé que l'ancienne ministre du Revenu national, Carol Skelton, agirait comme présidente intérimaire de ce comité indépendant qui est chargé de contrôler les activités du Service canadien du renseignement de sécurité.

200 000 $ remis à un lobbyiste

Le National Post a publié mardi deux articles gênants pour Arthur T. Porter. D'après le journal, certains agissements de ce dernier seraient incompatibles avec ses fonctions de président du CSRAS.

Premier élément à charge, le Dr Porter aurait remis 200 000 $ à un lobbyiste international, cette somme étant destinée à un projet immobilier en Afrique qui ne s'est jamais concrétisé. L'homme en question, dont le passé est plutôt trouble, devait convaincre la Russie d'investir 120 millions de dollars dans le projet.

Selon les experts consultés par le National Post, le médecin se serait ainsi placé dans une situation de conflit d'intérêts. Dans sa lettre de démission, l'intéressé admet que les révélations du journal ont « remis en question son bon jugement ». Il explique aussi que cet homme lui a été présenté comme une personne capable de réunir des fonds pour des projets d'infrastructure en Sierra Leone, son pays natal, que le médecin voulait aider à reconstruire.

En plus de cette affaire, Arthur T. Porter aurait également proposé un poste de consul général honoraire de Sierra Leone au sénateur conservateur David Angus, qui est aussi président du conseil d'administration du CUSM. Ce dernier a décliné l'offre du Dr Porter.

De son côté, le CUSM a réitéré sa confiance envers Arthur T. Porter, dont les mandats de directeur général et de chef de la direction de l'hôpital montréalais s'achèveront le 31 mars 2012.

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