•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Projet Keystone XL : l'étude d'un nouveau tracé retardera d'un an la décision américaine

Tuyaux de pipeline
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'administration américaine étudiera un nouveau tracé pour l'oléoduc Keystone XL, repoussant au début de 2013 une décision qu'elle doit prendre au sujet du projet.

Le département d'État américain a confirmé cette information qui circulait depuis jeudi matin dans plusieurs médias américains.

L'administration américaine évaluera donc une proposition visant à rediriger le tracé du pipeline de plus de 3000 kilomètres hors de la région écologiquement sensible de l'État du Nebraska. Cette évaluation pourrait prendre jusqu'à 18 mois, ce qui reportera la décision du gouvernement américain au début de 2013.

TransCanada accepte de revoir son tracé

TransCanada affirme avoir eu des discussions avec le département d'État américain sur l'annonce d'une nouvelle évaluation de son projet de pipeline. Elle se dit prête à revoir son tracé, principalement dans la région de Sandhills au Nebraska.

Le président de TransCanada, Russ Girling, a rappelé que la décision du département d'État d'évaluer un nouveau tracé pourrait avoir des ramifications négatives, spécialement pour les producteurs de pétrole et les raffineries américaines.

« Le ravitaillement du pétrole brut lourd du Venezuela et du Mexique vers les raffineries américaines prendra fin bientôt. Si le projet Keystone XL continue d'être constamment retardé, ces raffineries pourraient revoir leur façon de s'approvisionner en pétrole. »

— Une citation de  Russ Girling, président de TransCanada

« Les producteurs de sables bitumineux font face au même dilemme, c'est-à-dire qu'ils cherchent comment faire parvenir le pétrole brut vers la côte du golfe du Mexique », explique M. Girling dans un communiqué publié jeudi.

TransCanada affirme qu'elle entamera des discussions au cours des prochains jours avec des représentants du gouvernement américain afin de définir les prochaines étapes devant mener à la présentation d'un nouveau tracé.

La pétrolière TransCanada travaille depuis 2008 à convaincre le gouvernement américain d'approuver son projet Keystone XL. Le pipeline, évalué à sept milliards de dollars, transporterait du pétrole brut de l'Alberta vers le golfe du Mexique.

Les gouvernements canadien et albertain « déçus » de la décision de l'administration américaine

Par l'entremise de son porte-parole Andrew MacDougall, le premier ministre s'est dit déçu du choix de retarder une décision concernant ce projet d'oléoduc.

Stephen Harper affirme que son gouvernement continuera de travailler à promouvoir les sables bitumineux et qu'il garde espoir que le projet Keystone XL sera approuvé par les États-Unis.

La première ministre albertaine, Alison Redford, est également déçue de la décision du département d'État américain.

« Nous respectons et comprenons le fait que l'approbation de l'oléoduc soit un enjeu américain interne, mais il demeure que Keystone XL est un élément clé de l'infrastructure de notre province. »

— Une citation de  Alison Redford, première ministre de l'Alberta

Mme Redford espère que le département d'État américain a pris sa décision en se basant sur des preuves et non sur la rhétorique de groupes d'intérêts.

Elle a ajouté que son gouvernement continuerait de promouvoir la province comme source de pétrole sûr et responsable sur le plan écologique pour les États-Unis.

Au-delà de la nouvelle étude, Barack Obama ne garantit rien

Dans un communiqué, le président Barack Obama a dit appuyer le département d'État quant à la nécessité d'une nouvelle évaluation sur le projet de pipeline. Selon lui, la décision d'accorder le permis de construction pourrait avoir des répercussions sur la santé et la sécurité des Américains ainsi que sur l'environnement.

Il a ajouté qu'en raison des nombreuses préoccupations de la population, le gouvernement doit s'assurer que le projet de pipeline est sécuritaire et que les impacts de la construction du conduit sont pris en compte avant de rendre une décision.

M. Obama affirme également que la décision de son gouvernement doit être guidée par une étude transparente fondée sur des données scientifiques et sur les préoccupations de la population.

Le président américain a signalé qu'il souhaitait renforcer de façon responsable la sécurité énergétique du pays tout en développant une économie basée sur les énergies propres.

Le projet Keystone XL

Les partisans du projet affirment que la construction du pipeline créera des milliers d'emplois des deux côtés de la frontière et qu'elle réduirait la dépendance des États-Unis aux marchés pétroliers du Moyen-Orient.

Les opposants au pipeline craignent que l'oléoduc ne provoque d'importants problèmes environnementaux en cas de fuite.

L'État du Nebraska, vivement opposé au projet, demandait depuis quelque temps à TransCanada de changer le tracé de son pipeline de façon qu'il ne traverse pas l'aquifère Ogalla, dans la région de Sandhills. Cet aquifère alimente une grande partie des terres agricoles du centre des États-Unis.

L'inspecteur général du département d'État américain a accepté, plus tôt cette semaine, d'examiner l'étude d'impact environnemental du projet réalisée pour l'administration américaine.

Une décision du gouvernement américain devait initialement être rendue avant la fin de 2011.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !