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Publicité de Coca-Cola : Karkwa s'explique

La formation Karkwa en prestation

©Radio-Canada/Christian Côté | La formation Karkwa en prestation

Photo : Radio-Canada/Christian Côté

Radio-Canada

Des admirateurs de Karkwa réagissent vivement dans les réseaux sociaux depuis quelques jours, après que le groupe de musique eut décidé de vendre sa musique pour une publicité de la compagnie Coca-Cola.

La publicité en question a été produite aux États-Unis. Pour le marché québécois, le bureau montréalais de l'agence Publicis a eu l'idée de changer la musique originale par la chanson Le pyromane de Karkwa.

Dès que la publicité a été mise en ondes lundi, les admirateurs ont commencé à réagir. Sur le réseau social Facebook, le chanteur de Karkwa, Louis-Jean Cormier, leur a répondu : « À tous ceux qui sont déçus, je vous souhaite de remplir votre iPhone uniquement d'artistes indépendants de fortune qui ne soignent jamais leur lendemain de veille avec un Coke. Bonne chance! », a-t-il lancé.

« Est-ce que j'endosse toutes les allées et venues de la corporation? NON. Est-ce que l'argent des droits d'auteurs va me permettre de produire un autre disque qui ne gagnera certainement pas le vote populaire à l'ADISQ l'an prochain? OUI. Merci de votre compréhension », a-t-il ajouté.

Les membres du groupe avaient à choisir entre une décision éthique ou une autre économique et « dans notre condition actuelle, la décision économique était vraiment la bienvenue », peut-on lire sur leur page Facebook.

Sans mentionner le montant qui a été versé, le gérant du groupe, Sandy Boutin, confirme que les droits payés sont alléchants pour un groupe québécois qui fait de la musique alternative.

« Des sommes comme ça en publicité, sur des publicités qui sont nationales comme ça, ça peut représenter des revenus qui sont parfois un gros pourcentage des revenus que tu aurais tiré de ton album pendant deux ans », explique-t-il, ajoutant que la décision a été prise à l'unanimité.

« On espère aussi qu'à côté, il n'y aura pas de dommage collatéral. Quand tu acceptes de faire quelque chose, est-ce qu'on va perdre des admirateurs à cause d'une décision comme celle-là? », s'interroge-t-il.

Sandy Boutin estime d'ailleurs que les gens devront s'habituer au nouveau modèle économique en musique, car les artistes chercheront de plus en plus de nouvelles façons de vivre de leur art.

« Ce n'est plus le format qui est important. C'est le contenu qui va prendre de plus en plus de valeur, je pense », affirme-t-il.

Ce débat animé survient alors que Karkwa termine une tournée en Europe. Le groupe sera de retour la semaine prochaine et d'autres spectacles sont prévus notamment à Chicago, Pittsburgh et New York.

D'après un reportage de Claude Deschênes

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