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L'inquiétude entourant l'Italie fait chuter les bourses

Un courtier à New York

Un courtier à New York

Photo : AFP / MARIO TAMA

Radio-Canada

Les inquiétudes provoquées par la hausse des taux d'emprunts en Italie et le départ annoncé du chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, ont fait chuter de 2 à 3 % les principaux indices boursiers mercredi, tant en Amérique du Nord qu'en Europe.

À New York, l'indice Dow Jones a terminé en baisse de 3,20 %. Le S&P 500 enregistre un recul de 3,67 % et le Nasdaq, de 3,88 %. Le TSX à Toronto recule quant à lui de 2,66 %. Le dollar canadien perd plus de 1 ¢ par rapport à la devise américaine, à 97,8 ¢US.

Du côté européen, l'indice CAC à Paris perd 2,17 %, le DAX à Francfort baisse de 2,21 % et le FTSE à Londres chute de 1,92 %.

Les taux des obligations italiennes à 10 ans ont dépassé les 7 %, atteignant un sommet à 7,5 % en cours de séance. Il s'agit d'un record depuis 1997 et un seuil insoutenable à long terme selon certains économistes en raison de la dette colossale de l'Italie, qui correspond à 120 % de son PIB.

« Le départ de Berlusconi était attendu, mais le problème c'est que des élections anticipées sont réclamées, ce qui pourrait retarder les nouvelles mesures », commente Dov Adjedj, vendeur d'actions chez Aurel BGC.

« La question maintenant est de savoir combien de temps vont prendre les partis italiens pour s'accorder et rassurer les créanciers et les partenaires du pays », précise la firme CM-CIC Securities dans une note.

« Sept pour cent n'est pas soutenable sur plusieurs années. Cela doit finir par descendre. Sinon, nous sommes en danger », selon Jan Randolph, responsable de l'analyse du risque souverain chez IHS Global Insight. Il mentionne que l'Italie se trouve dans un meilleur état du point de vue fiscal que la Grèce et le Portugal lorsque ceux-ci avaient demandé l'aide internationale.

Les lenteurs dans la formation d'un gouvernement d'union nationale en Grèce préoccupent aussi les marchés boursiers.

De son côté, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a estimé que la crise de la dette menaçait l'économie mondiale d'une « décennie perdue », une expression utilisée par les économistes pour décrire la situation du Japon depuis les années 1990, conjuguant croissance faible, déflation et endettement massif.

« Nous avons le sentiment que si nous n'agissons pas avec audace et si nous n'agissons pas ensemble, l'économie du monde entier court le risque d'une spirale d'incertitude, d'instabilité financière et d'un effondrement potentiel de la demande mondiale », a-t-elle dit, lors d'un déplacement en Chine.

Avec les informations de Agence France-Presse, Le Monde, Associated Press, Reuters, et Les Échos

Économie