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La tolérance de Montréal envers les indignés a ses limites

Radio-Canada

La Ville de Montréal affirme qu'elle ne tolèrera pas les abris permanents au square Victoria, et demande aux indignés d'enlever ceux qu'il sont en train de construire, sans toutefois imposer d'ultimatum.

Montréal demande également aux indignés de retirer les objets inutilisés, dont les vieux meubles, et de démanteler les tentes qui ne sont pas utilisées pour minimiser les risques d'incident.

Les manifestants n'ont toutefois aucune intention d'obéir à cet ordre de la Ville, estimant que ces installations sont nécessaires pour leur permettre de passer l'hiver au centre-ville.

Des représentants des services administratifs de la Ville et de l'arrondissement de Ville-Marie ont rencontré mardi après-midi Eric Robertson, Patrick Sicotte, Félix St-Laurent et Marc Laramée, qui font partie des indignés qui occupent le square Victoria depuis la mi-octobre.

Ils ont convenu de se revoir régulièrement, mais aucune date n'a été fixée.

En entrevue à Radio-Canada.ca, Marc Laramée a indiqué que les manifestants misaient encore sur la diplomatie et la consultation.

Une assemblée générale des occupants a eu lieu en soirée à l'extérieur, au square Victoria. La centaine de manifestants présents ont surtout discuté de l'organisation technique de leur campement, dont l'organisation des finances. Présentement, les indignés disposent d'environ 8000 dollars, selon ce qui a été indiqué lors de cette assemblée.

Avant cette assemblée, un plus petit groupe se penchait sur un document énonçant « une myriade de raisons » qui expliquent leur indignation, allant de « l'usage criminel et insouciant de nos taxes impôts et ressources naturelles » à « l'ignorance totale de nos demandes et revendications depuis le jour où l'écoute de l'opinion publique est devenue politiquement incorrect », en passant par le « statut qu'ont les Premières Nations en ces terres occupées ». Les indignés disent ne pas s'identifier à toutes les causes, et souhaitent continuer le dialogue afin d'en venir à des revendications plus concrètes.

Lancé dans le secteur de Wall Street à New York il y a près de deux mois, le mouvement Occupons regroupent des manifestants qui se disent « indignés » du contrôle du système financier par une minorité - le « 1 % » - au détriment de la majorité, d'où leur slogan « nous sommes les 99 % ».

Après avoir établi un campement en plein coeur du secteur financier new-yorkais, d'autres manifestants se sont installés dans des espaces publics de plusieurs pays occidentaux, dont au moins huit villes canadiennes.

Tandis que certains occupants sont menacés d'expulsion par les autorités municipales, d'autres sont déjà rentrés chez eux après quelques jours à camper dans leur centre-ville, et d'autres encore prévoient passer l'hiver dehors, et quitter les lieux seulement « lorsque le capitalisme sera mort ».

Avec la collaboration de Bruno Maltais

Grand Montréal

Affaires municipales