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Olympus avoue avoir caché des pertes

Un client regarde les appareils d'Olympus
Un client regarde les appareils d'Olympus (archives) Photo: AFP / Yoshikazu Tsuno
Radio-Canada

La direction du fabricant d'appareils photo et d'instruments d'optique Olympus a reconnu que les comptes de l'entreprise nippone ont été trafiqués au moyen d'acquisitions depuis deux décennies. Son titre a perdu plus de 70 % à la Bourse de Tokyo depuis la mi-octobre.

L'affaire a éclaté avec le congédiement du directeur général d'Olympus Michael Woodford, qui était en poste depuis six mois seulement. Il avait jugé douteux des versements de 1,3 milliard de dollars lors d'acquisitions passées. Après des pressions politiques et de la part de ses actionnaires, Olympus a nommé un comité indépendant pour enquêter sur ces allégations de malversations.

Selon ce groupe, au moins quatre fusions-acquisitions entre 2006 et 2008 auraient donné lieu à des honoraires anormalement élevés et auraient servi à dissimuler des pertes depuis 1990.

Les entreprises nippones ne peuvent plus, depuis 2000, transférer temporairement les pertes vers une autre société du groupe pour améliorer l'état de leurs résultats. La pratique était devenue courante après l'éclatement de la bulle financière en 1990 au Japon.

Les soupçons de malversations financières ont entraîné une enquête notamment aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Le successeur de M. Woodford, Tsuyoshi Kikukawa, a d'ailleurs quitté son poste en moins de deux semaines. La nouvelle patronne du groupe, Shuichi Takayama, a promis d'améliorer la gouvernance de l'entreprise.

Olympus, fondé en 1919, a annoncé le congédiement de son vice-président, Hisashi Mori. Son auditeur interne, Hideo Yamada, a par ailleurs proposé de démissionner.

« Il y a un danger sérieux que le titre Olympus perde sa cotation. L'avenir de la société est extrêmement sombre », commente l'analyste Ryosuke Okazaki, chargé des investissements chez ITC Investment Partners.

Le cas Olympus est le plus important scandale de gouvernance d'entreprise au Japon depuis une série de scandales qui ont frappé des courtiers dans les années 1990.

Avec les informations de Agence France-Presse, Le Monde, et Reuters

Économie