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Gaspésie-Les Îles : la consultation de Genivar dénoncée par les groupes environnementaux

golfe-saint-Laurent

Baie de Gaspé

Radio-Canada

La Coalition Saint-Laurent dénonce la consultation menée par Génivar sur l'exploitation éventuelle des hydrocarbures du golfe. Selon la Coalition, qui regroupe 65 organismes, des lacunes importantes entachent la crédibilité du processus. Les écologistes demandent l'intervention du BAPE.

Le regroupement fait notamment état du peu de publicité entourant la tenue des assemblées publiques qui se sont déroulées en Gaspésie et sur la Côte-Nord. Seulement six rencontres avec la population étaient au programme. En tout, les réunions auraient attiré peu de gens. Ils étaient ainsi une trentaine à Gaspé et une cinquantaine à Bonaventure, la semaine dernière. Une seule rencontre est encore à venir, soit celle des Îles-de-la-Madeleine, mercredi.

Manque de temps

La Coalition estime que la population disposait de peu de temps pour se préparer compte tenu de la complexité des informations et des connaissances techniques nécessaires pour les comprendre. ¸

Le regroupement d'écologistes et d'environnementalistes note aussi que c'est la première fois que Québec accorde ainsi à une firme privée, Genivar, le mandat de consulter le public. La firme discute de son propre rapport ce qui, estime la Coalition, la rend peu crédible.

Le mandat de l'Évaluation environnementale stratégique qui est, selon la Coaltion, de « baliser cette nouvelle industrie sans jamais remettre en question la pertinence de l'implanter ou non », est également remis en cause par l'organisme militant.

Lors de ces tournées, Genivar a tenu à ce propos à préciser qu'elle n'avait pas déposé un rapport d'impact environnemental sur un ou des projets précis. La firme explique qu'elle compte tracer le portrait des conditions environnementales, mais aussi économiques et sociologiques qui pourraient mener à la concrétisation de tels projets.

Le porte-parole de la Fondation David-Susuki, Karel Mayrand, note toutefois que le rapport de Genivar démontre un manque de connaissances scientifiques du milieu marin. « Comment peut-on dire qu'on procède de manière durable, de manière à protéger le milieu marin, le milieu du golfe sans même connaître ces écosystèmes? », demande M. Mayrand.

Plus de temps et plus de consultations

La Coalition demande une prolongation des consultations du 2 décembre au 31 mars 2012.

L'organisme souhaite aussi que les rencontres avec le public soient étendues auprès des communautés de l'estuaire, même si une première évaluation a fait l'objet de consultations auprès des communautés côtières de cette région. Les écologistes font valoir que l'écosystème du fleuve est un tout qu'on ne peut diviser en deux et qu'un éventuel déversement aurait des impacts partout. Les écologistes souhaitent aussi que les populations urbaines, comme celles de Québec et de Montréal, soient rencontrées.

La présidente d'Attention Frag'Îles et porte-parole de la Coalition, Danielle Giroux, souligne enfin que la lever ou non du moratoire sur l'exploitation des hydrocarbures du Saint-Laurent passe nécessairement par des consultations menées par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. « Afin de s'assurer que la décision et le choix de lever ou non le moratoire ne reposent pas entre les mains du gouvernement, mais entre les mains des populations côtières », explique Mme Giroux.

Un processus en cours

En plus des rencontres avec les communautés, la consultation sur l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures dans les bassins de la baie des Chaleurs, d'Anticosti et de Madeleine permet aux citoyens de se prononcer en ligne. Des séances d'informations sont aussi prévues avec les communautés autochtones, des organismes nationaux et des organisations régionales.

Genivar inclura tous les commentaires reçus, dont ceux en ligne, dans son rapport final qui doit être déposé à l'automne 2012.

Est du Québec

Environnement