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Exclusif

L'argent amassé par la Fondation québécoise du sida lui sert à récolter de nouveaux dons

Billets de dollars canadiens

Photo : iStock / David Barcroft

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Seule une portion minime des milliers de dollars collectés chaque année par la Fondation québécoise du sida revient à la lutte contre le VIH. L'immense majorité des dons sert plutôt à recruter de nouveaux donateurs, a appris Radio-Canada.

Selon les rapports financiers déposés ces quatre dernières années auprès de Revenu Canada, 80 % des dépenses de la Fondation sont consacrés aux campagnes de collecte des dons ainsi qu'au règlement des factures de l'organisme. Seul un cinquième de l'argent amassé est donc alloué aux activités de bienfaisance.

Le groupe Charity Intelligence considère en l'occurrence que les sommes consacrées au recrutement de nouveaux donateurs sont beaucoup trop élevées. « Plusieurs organisations font le choix de s'adresser à des firmes de sollicitation pour trouver des donateurs et cela les avantage », explique Greg Thomson, directeur de recherche du groupe basé à Toronto, spécialisé dans la surveillance des organismes de charité. « Mais, dans le cas de la Fondation québécoise du sida, il semble que ce soit un mauvais choix », souligne-t-il.

Le directeur général de la Fondation reconnaît que cette solution est coûteuse, mais qu'elle devrait s'avérer payante d'ici deux ans. « C'est très difficile, je reconnais que ça coûte cher... Mais, à long terme, ça va rapporter », argue Ken Monteith, soulignant que les dons sont la seule source de financement de l'institution. Le directeur songe toutefois à recourir à une autre firme de sollicitation pour réduire ses coûts.

La Fondation québécoise du sida présente un budget déficitaire depuis quatre ans. Dans les prochaines années, elle devra rembourser un prêt de plusieurs centaines de milliers de dollars que lui avait accordé le lobby français du sida afin de payer la firme de recrutement.

D'après un reportage d'Éric Plouffe

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