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Manifestation contre l'abondance de l'anglais dans l'affichage commercial

Manifestation pour dénoncer le recul du français à Montréal.

Manifestation pour dénoncer le recul du français à Montréal.

Radio-Canada

Quelques centaines de personnes, dont des artistes et des politiciens souverainistes, ont participé à une marche pour dénoncer le recul du français sur les enseignes commerciales à Montréal.

Le Mouvement Montréal français (MMF), qui co-organisait la manifestation avec le Mouvement Québec français (MQF), déplore la multiplication des commerces affichant une bannière en langue anglaise ainsi que le laxisme du gouvernement dans l'application de la loi 101.

Le long du parcours, rue Sainte-Catherine, les partisans du MMF et du MQF ont symboliquement rebaptisé les commerces aux bannières en anglais en leur donnant une désignation française. L'enseigne Future Shop est ainsi devenue « La boutique du futur ». Payless ShoeSource a été renommé « Source des souliers bon marché » et Banana Republic a été transformé en « République de la banane ».

Dans un second temps, le MMF enverra des courriers aux entreprises concernées. Des militants ont également prévu des formulaires afin d'éventuellement porter plainte pour non-respect de la loi 101, précise Mario Beaulieu.

Le français est la langue commune au Québec : il faut que ça se sache, que ça se voit, que ça s'entende et même que ça se sente.

Mouvement Montréal français

« Nous voulons que la prédominance du français, prévue par la loi, soit appliquée à la lettre », poursuit le président du MQF, qui critique l'indulgence du gouvernement de Jean Charest en la matière. Il lui demande donc d'être plus strict, mais aussi de renforcer le dispositif légal. « La loi 101 est complexe. Elle comporte de multiples exceptions, regrette le défenseur de la langue de Molière. Nous voulons qu'elle s'applique quels que soient les cas, avec un seul critère : la prédominance du français aux deux tiers. »

Selon Mario Beaulieu, ce type d'initiatives est payant. Il cite l'exemple de la pétrolière Esso, qui voulait débaptiser ses Marchés express au profit de l'enseigne « On the run ». « Nous avons manifesté, et l'entreprise est revenue sur sa décision », signale le président du MQF.

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