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La marine israélienne arraisonne les deux bateaux propalestiniens pour Gaza

Radio-Canada

Des commandos de la marine israélienne ont arraisonné vendredi les deux bateaux propalestiniens, un irlandais et un canadien, qui se dirigeaient vers la bande de Gaza.

L'abordage des deux navires n'a pas fait de blessé, ont indiqué des sources militaires.

Partis de la Turquie mercredi, les activistes tentaient de forcer le blocus naval israélien.

Avant l'arraisonnement, le groupe Bateau canadien pour Gaza avait critiqué toute intervention d'Israël pour les empêcher de livrer « de l'aide médicale, des lettres et de la solidarité » aux Palestiniens de Gaza.

Dans un communiqué diffusé plus tôt vendredi, l'armée israélienne affirmait avoir indiqué aux militants « que la bande de Gaza est soumise à un blocus conforme au droit international et qu'ils feraient bien, soit de retourner vers leur port d'attache, soit de se diriger vers un port en Égypte ou en direction d'Ashdod [en Israël] ».

« Les militants ont refusé de coopérer avec la marine et poursuivent leur route », ajoutait le communiqué.

Le bateau canadien Tahrir et le bateau irlandais Saoirse, qui transportent de l'aide humanitaire, disent que leur mouvement, baptisé « les vagues de la libération » est une émanation des « flottilles de la libération », qui ont défié Israël en mai 2010.

Outre des Canadiens, l'embarcation transporte des citoyens australiens, américains et palestiniens. En comptant le personnel de bord et les journalistes, 27 personnes sont à bord des deux navires.

Les autorités israéliennes avaient déjà fait savoir qu'elles intercepteraient la flottille avant qu'elle n'atteigne Gaza, et qu'elles s'engageaient à livrer l'aide humanitaire que les manifestants transportent.

En mai 2010, la tentative par une flottille internationale de briser le blocus de Gaza s'était soldée par la mort de neuf activistes turcs après l'intervention de l'armée israélienne.

Une commission d'enquête de l'ONU a récemment conclu que la force utilisée par les militaires israéliens lors de l'abordage du navire Mavi Marmara était « excessive et déraisonnable », en dépit de la résistance organisée et violente offerte par certains activistes.

Le rapport soutenait cependant que le blocus de l'enclave palestinienne était une « mesure de sécurité légitime » pour empêcher l'entrée d'armes sur le territoire palestinien, que contrôle le mouvement islamiste Hamas.

Avec les informations de Agence France-Presse

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