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Le directeur général des élections du Québec autorise le parti de François Legault

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François Legault a maintenant un parti politique. Le directeur général des élections (DGE) du Québec a officiellement autorisé la création de la Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ), vendredi, après que la formation politique se soit prévalue d'une procédure inusitée.

Au moins 100 partisans du cofondateur de la CAQ se sont présentés au bureau du DGE dans le but d'accélérer le processus de création du parti politique.

La loi québécoise spécifie en effet que le DGE doit identifier au moins 100 des 150 signataires dont le nom apparaît sur la demande. En se présentant eux-mêmes au bureau du DGE, les partisans de l'ex-ministre péquiste lui ont évité tout le travail de vérification.

M. Legault avait déposé sa demande officielle mardi.

Le porte-parole du DGE, Denis Dion, explique que le processus d'autorisation s'effectue normalement par la poste. « De façon inhabituelle, on a accepté de faire ça de la façon dont la Coalition le demandait, a dit M. Dion. On est là pour aider, pas pour faire de la bureaucratie. »

Le grand lancement de la Coalition pour l'avenir du Québec aura lieu le 14 novembre, soit neuf mois après la naissance du mouvement.

Moins de péréquation, pas de ronde constitutionnelle

En conférence de presse après une rencontre avec le maire de Québec, François Legault a parlé de la façon de créer un nouveau « rapport de force » avec le gouvernement fédéral, en évitant le terrain constitutionnel. Le cofondateur de la CAQ souhaiterait par exemple réduire les paiements de péréquation reçus par le Québec.

« Je pense qu'une des bonnes façons de le faire, c'est entre autres d'avoir une meilleure situation économique et d'être capable d'être un joueur qui contribue à la fédération plutôt qu'un joueur qui reçoit de la péréquation », a-t-il expliqué.

M. Legault a aussi exprimé des critiques quant à certaines politiques récentes d'Ottawa, dénonçant notamment l'abolition du registre des armes d'épaule et le refus d'octroyer une part des contrats de construction de navires de la marine canadienne au chantier naval Davie. « Dans le dossier de la Davie, on peut se demander : est-ce qu'on aurait pu fractionner les contrats? Dans le dossier du vérificateur unilingue, c'est inacceptable. Il faut, à un moment donné, qu'il y ait un lien qui se recrée entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral », a affirmé François Legault.

Il y a certains dossiers où effectivement on n'est pas d'accord avec le gouvernement fédéral. Il faut le dire haut et clair.

François Legault, cofondateur de la CAQ
Avec les informations de La Presse canadienne

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