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Papandréou obtient la confiance du Parlement grec

Georges Papandréou prononce un discours sur le vote de confiance qui doit avoir lieu au parlement vendredi.

Georges Papandréou prononce un discours sur le vote de confiance qui doit avoir lieu au parlement vendredi.

Photo : AFP / LOUISA GOULIAMAKI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir officiellement abandonné l'idée controversée de soumettre le plan de sortie de crise proposé par l'Europe à un référendum, le premier ministre de la Grèce, Georges Papandréou, a remporté dans la nuit de vendredi à samedi un vote de confiance déterminant pour la survie du gouvernement grec.

« Le vote de confiance est un mandat pour créer un accord politique plus large afin de soutenir l'accord européen », avait déclaré M. Papandréou avant le vote.

Il avait annoncé qu'il rendrait visite samedi au président grec pour discuter de la composition et de la direction d'un gouvernement de consensus obtenu grâce à un accord avec la droite.

Georges Papandréou a déclaré qu'il acceptait de démissionner si ses ministres acceptaient de l'aider à remporter le vote de confiance. Plusieurs d'entre eux lui avaient retiré leur soutien, cette semaine, et avaient fait pression pour obtenir sa démission.

M. Papandréou s'est attiré les foudres de l'opposition et de plusieurs membres de son propre parti, lundi, lorsqu'il a annoncé qu'il soumettrait le plan de sortie de crise proposé par l'Europe à un référendum, en mettant en question l'appartenance de la Grèce à la zone euro. Le projet a été mal reçu par les Européens et a plongé les marchés mondiaux dans la tourmente.

Jeudi soir, devant le comité central de son parti, Georges Papandréou avait déjà déclaré que la tenue d'un référendum n'était plus nécessaire, maintenant que l'opposition avait donné pour la première fois son aval à l'accord de prêt conclu (Nouvelle fenêtre) à Bruxelles, qui impose de lourds sacrifices aux Grecs.

L'opposition de droite demande que M. Papandréou laisse place à un gouvernement intérimaire composé de techniciens, qui seraient chargés de faire adopter le plan d'aide et de déclencher des élections anticipées. Le premier ministre, lui, avance que des élections, en ce moment, augmenteraient considérablement les risques de plonger le pays dans une banqueroute.

Un désamour palpable depuis le début de la crise

Après deux ans à la tête du pays, l'étoile du premier ministre a pâli, au fil des plans d'austérité. Depuis la révélation de l'étendue des déficits de sa dette, la Grèce a demandé un premier plan d'aide à l'Europe en avril 2010. Les hausses d'impôt, les privatisations, les baisses de salaire et de pensions de retraite ont plongé le pays dans une profonde récession sans remettre suffisamment à niveau les comptes publics.

Devant l'ampleur et la violence des manifestations populaires, Georges Papandréou a lutté pour satisfaire deux camps difficilement conciliables : l'électorat grec et les bailleurs de fonds étrangers, qui exigent de nouvelles mesures d'austérité en échange d'aide, poussant la démocratie grecque vers un point de rupture.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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